15 mars 2009
Une grève en musique ...
A chaque billet que je débute j’ai l’impression de me battre contre la même idée : que de temps depuis le dernier. En effet je publie moins que je ne le faisais par le passé, non pas que je n’écrive plus mais je ne prends plus ce faible temps qu’il faut pour publier la chose. C’est ainsi que depuis l’investiture d’Obama je n’ai pas prit le temps de faire savoir ce que je pensais de notre actualité. Pas la peine de s’étendre, comme beaucoup je tiens mon piquet toute la semaine dans l’espoir de voir une certaine Valérie plier face aux vents violents qui lui parviennent de tout côté. Mais le temps passe et seules quelques branches commencent à craqueter, mais nous ne perdons pas espoir et la grève continue, non pas entamée par l’indifférence médiatique, bien au contraire.
Ainsi quoi de nouveau depuis janvier ? Qu’ais je fait que je n’avais jusqu’alors osé réaliser ? Entre temps je me suis trouvé une nouvelle amie, douce, moins belliqueuse que la précédente, qui se laisse prendre en bouche en poussant un petit soupir d’excitation. J’ai enfin osé me mettre à la clarinette, pire je prends des cours et je m’amuse ainsi à jouer d’un instrument dont je m’étais trop longtemps contenté de rêver. Pendant ce temps je continue à chanter et il m’est même venu l’idée étrange de prendre des cours pour m’amuser plus encore avec ma voix qui n’est plus aussi timide qu’elle ne l’était à son début l’an denier. Ce début d’année de grève est donc assez musical, même très musical et je profite de ce temps offert pour chantonner dans la fac, y mener clari de même une fois par semaine.
Au début du mois j’ai été voir les Noces de Figaro au Théâtre des Champs Elysées et je me suis régalé à rire devant ce bel opéra de notre glorieux mozart. Une partition bien moins magique que celle de Don Giovanni mais une possibilité de mise en scène qui me donne envie de prendre un stylo et d’en proposer une scénographie. Mais passons, en attendant je n’avance pas beaucoup à l’université, j’ai eu presque tous mes résultats et le semestre devrait se valider par lui-même quand la grève prendra fin (en fin de second semestre ?). J’ai quelques contacts pour aller étudier des collections en Grèce pour mon master mais je me tâte, j’ai encore parlé il y a peu avec des américains qui pourraient m’orienter pour bosser sur du Paléo Indien alors je me perds, je ne sais plus trop quoi faire entre vieux continent et nouveau monde j’avoue que mon cœur balance … et si je pouvais combiner les deux ? Mais passons, je pense déjà à mon été qui devrait s’encrer un long moment à Etiolles pour y fouiller sans doute deux mois, la Syrie n’étant plus qu’un lointain souvenir, faute de budget, faute de moyens …
Pour le moment je m’en retourne à mes partitions et je vous dit à très bientôt, dans quelques heures, semaines, mois ? Bientôt un départ aux Etats-Unis qui devrait me pousser à frotter ma plume plus encore que par mon habitude, alors qui sait, ce blog va peut être reprendre vie, si j’en ai le désir et vous l’envie.
17 janvier 2009
La masse des imbéciles
La neige ne nous semble plus qu’un lointain souvenir, la pluie déjà s’abat à nouveau sur nos parterres gelés, sur nos toits fatigués en ce petit matin. L’hiver est arrivé sans prévenir, cristallisant en son silence les éléments qui survivaient dans les rues et sur les quais. Ma plume avait de même craquelé sous l’effet de ce phénomène soudain et durable. Je n’ai pas grande excuse, je n’écrivais pas vraiment ces derniers mois, sans trop savoir pourquoi, il me fallait sans doute à nouveau l’envie de le faire pour de bonnes raisons et voilà que ce désir revient, aussi violent et encore plus imprévisible que ce manteau blanc qui nous pétrifia pendant des jours. Mais pourquoi écrire encore en cette nouvelle année, quelle injustice pointer du doigt, que dire, qu’écrire à nouveau sous le son des violoncelles qui hurlent et pleurent en mon esprit.
Cela fera demain un an que ces violoncelles n’ont cessé de hurler, certains savent pourquoi, beaucoup l’auront oublié mais je ne viens pas ici pour offrir une prose et renarrer les faits. Le temps passe, l’eau coule, le vent souffle sans pour autant emporter les souvenirs qui demeurent et aident à penser la chose sous un jour meilleur et pourtant tout cela n’est pas évident. Tout me rappel à ses souvenirs sans me laisser m’en dégager, mais pour m’armer je me revêt d’un simple sourire, une pointe de folie qui ne laisse pas penser aux autres combien cela peut être difficile en ce mois d’hiver qui marque cette première année.
Mais que dire d’autre ? Je ne sais, sans doute m’emporter contre l’incapacité des gens à pointer du doigt quelques problèmes qu’il faudrait relater. La stupidité, la lâcheté humaine qui laisse des sujets crever comme des chiens sur un bout de trottoir puant l’indifférence et le mépris. Les premiers signes de condescendances passés, la mort guette à nouveau et les gens continuent de rendre leur dernier souffle en ces nuits froides sans logement. Cela me rappel un texte que j’ai écrit il y a hélas trop peu longtemps pour m’indigner de ces bénéficiaires dont j’apprenais le décès comme certains apprennent leur gamme, hélas trop de note en trop peu de temps.
«La neige ne tombe pas cette nuit. Le froid fige le présent. Les sapins se laissent bercer par un vent mordant qui écrase les quelques herbes que le gel n’a pas encore grillé. Seule la voix granuleuse d’un homme coupe ce silence glacé ; roque, sourde, lourde. Une large capuche noire tombe sur le nez de Walter, cachant ses yeux, couvrant cette tête que le temps avait vite agressé. De fines lèvres, tremblantes, semblent s’agiter pour offrir un mot étouffé avant même de naître, tué par le temps, rendu muet par le quotidien. Une respiration épaisse, âpre, fumante, bruyante, blanche, colore l’obscurité de ce matin d’hiver, plongeant ce visage fatigué dans un nuage épais et fugace.
Ce matin Walter reste muet, inconscient, cette nuit aura été sa dernière. Il n’est pas encore mort mais il ne bouge plus, inanimé sur les marches de cette gare de banlieue. Il est bien connu Walter, c’est le SDF de la gare, tout le monde lui sourit le matin, lui parle dès fois, en tout cas tout le monde se dit révolté de le savoir dans la rue en cet hiver. Mais ce matin il ne tremble pas, il ne parle pas, il sera bientôt rigide, ce n’est pas encore le cas mais pour le vérifier il faudrait le toucher. Or, il est peut être sale, un animal recroquevillé, plein de puces, de tiques, de poux, de virus, de maladies affreuses qui pourraient nous emporter. Alors on ne le touche pas, on ne vérifie pas, on ne va pas empêcher sa mort pour risquer la notre, ce serait un bon geste mais trop dangereux pour l’oser. On l’enjambe, il est dans ces marches on n’a pas trop le choix, le train arrive, l’écran le marque à l’approche, on l’entend déjà, il faut y aller, pas le temps de se pencher, de s’occuper de Walter. On l’enjambe, c’est plus simple, on monte dans le wagon, on oublie. Le lendemain il n’est plus là, on se rassure, quelqu’un a sans doute appelé les urgences et on le verra bientôt à nouveau sur le banc. Mais non, Walter est mort hier matin, tué par l’indifférence d’une masse pressée, trop occupée à s’indigner du retard d’un train.»
Nous voilà bien dans notre bon présent qui s’indigne mais laisse faire, qui s’alerte mais n’agit pas. Au fond cela est bien triste mais je pense qu’on doit s’y faire, après tout la masse des imbéciles semble bien s’en accommoder, je devrais peut être faire de même … ou pas.
26 novembre 2008
Qui a peur de l’archéologie ?
" L’archéologie participe de l’enchantement du monde. Par le contact brut qu’elle offre avec des objets enfouis et des civilisations disparues, elle redonne un sens à notre histoire commune, elle nous resitue dans le passé et dans l’avenir. D’où le succès, en France, des visites de chantiers archéologiques, des expositions et des conférences, ou encore des livres et des films qui racontent l’archéologie. Pourtant, cet appétit de connaissances n’a longtemps rencontré qu’un profond désintérêt de la part des responsables politiques, économiques ou encore de l’audio-visuel. Durant les Trente Glorieuses et encore au-delà, des dizaines de milliers de sites de toutes les époques de notre longue histoire – un million d’années – ont été détruits à jamais.
Peu à peu, une archéologie dite « de sauvetage », puis désormais « préventive », s’est mise en place, grâce à l’acharnement désintéressé de la communauté scientifique. C’est ainsi qu’a pu être enfin votée, en 2001, une loi sur l’archéologie préventive, dans le sillage de la convention européenne de Malte sur la préservation du patrimoine archéologique. Cette loi a créé un institut de recherche, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), qui compte aujourd’hui environ 2000 archéologues, répartis dans toute la France et qui mènent chaque année plus de 2500 chantiers. Ses résultats sont bien connus du public, par la presse régionale comme par les grands médias nationaux, ou encore par sa politique d’expositions, de colloques et de publications. L’INRAP est une institution d’un type nouveau dont le financement est assuré par une taxe suivant le principe « pollueur payeur »
Pourtant, depuis six années qu’il existe, l’INRAP n’a cessé d’affronter l’hostilité, déclarée ou larvée, d’une partie de la classe politique – indépendamment des préférences partisanes – alors même que les grands aménageurs économiques en ont pris leur parti, répercutant dans leurs prix les coûts de l’archéologie et l’utilisant même au profit d’une image plus « éthique ». Cette hostilité s’est traduite par des questions parlementaires innombrables contestant le bien fondé même de l’archéologie, par des « audits » à répétition quant aux « coûts » des fouilles préventives (0,2 % du budget du BTP en France) et par des modifications de la loi. Le 20 octobre dernier, un amendement sénatorial a encore été déposé pour vider la loi d’une partie de son contenu.
On a créé de force en 2003, par conviction idéologique, un petit secteur d’archéologie privée. Or si la recherche privée appliquée est florissante là où les enjeux économiques sont importants, ceux-ci sont évidemment négligeables en archéologie, et cette privatisation partielle commence à se traduire par une baisse de qualité scientifique – comme il avait été prévu. En contradiction avec ces convictions libérales, on limite autoritairement dans le même temps le nombre des agents de l’INRAP, alors même que les budgets existent, puisque ce sont les aménageurs qui les financent. Ainsi l’INRAP est constamment entravé dans son travail, ses délais s’allongent, et les aménageurs s’en impatientent fort légitimement.
Comme si cela ne suffisait pas, le ministère de la Culture entend maintenant délocaliser en province le siège central de l’INRAP, au prétexte de compenser les effets de la nouvelle carte militaire. Dans un contexte aussi tendu, la désorganisation totale de l’institut, avec les départs afférents, constituerait évidemment un handicap majeur. Non seulement la conduite des fouilles et les délais de réalisation en seraient fortement affectés, mais tout autant la production de connaissance, c’est-à-dire la justification même de l’INRAP, avec les conséquences qu’on peut imaginer. Pour déplacer une centaine d’emplois, on met en danger tout le dispositif encore en construction de l’archéologie préventive en France : le rapport coût/profit est désastreux.
Il est étonnant de constater qu’il s’agit de la seule délocalisation envisagée par le ministère de la Culture, qui dispose d’autres établissements parisiens beaucoup plus anciens, qui n’ont pas à gérer d’aussi près l’ensemble du territoire national et dont la délocalisation ne menacerait pas l’équilibre. Pourquoi donc l’INRAP ? On ne saurait écarter l’idée que le Ministère de la culture tolère mal l’existence d’un établissement public autonome qui, comme le Centre National du Cinéma, tire ses ressources d’une taxe plus que de l’impôt. L’archéologie est par nature à la fois un enjeu patrimonial et un enjeu scientifique. Le ministère de la Culture semble n’être sensible qu’à cette dimension patrimoniale. Or l’archéologie, comme toute autre science humaine, relève de la recherche et cette dimension semble négligée par les décideurs culturels. En fragilisant l’INRAP le Ministère de la culture menace l’équilibre et le développement de l’archéologie en France.
Face à la crise et à la mondialisation, l’Europe peine à se trouver et les Etats nationaux ont du mal à assumer leurs nouveaux rôles. Le passé est pourtant un élément central d’une culture citoyenne. Là où il est protégé efficacement comme en Scandinavie les sociétés sont plus ouvertes et plus stables Par quel paradoxe ceux qui ont la charge de défendre les vestiges en constante érosion de ce passé commun, s’emploient-ils à dénigrer ou, au mieux, à ignorer le travail inlassable des archéologues et de l’archéologie ? Faut-il rappeler une fois de plus la belle phrase de Montalembert, catholique libéral et pair de France, qui s’en prenait au vandalisme de l’administration : « La mémoire du passé ne devient importune que lorsque la conscience du présent est honteuse » ? "
Jean-Paul Demoule, professeur des universités et ancien président de l’INRAP
Maurice Godelier, directeur d’étude à l’EHESS et ancien directeur des sciences de l’Homme et de la Société au CNRS
Alain Schnapp, professeur des universités et ancien directeur de l’Institut national d’histoire de l’art
09 novembre 2008
Concerto pour violoncelle - Guillaume Connesson
Tout comme une histoire savamment contée, ce concerto pour violoncelle de Guillaume Connesson captive, nous plongeant tout à tour dans la peur avant de nous laisser le temps d’esquisser un sourire.
La tension est totale dans ce premier mouvement teinté de chocs minéraux violent qui préfigurent l’entrée théâtrale, d’une grande souffrance, du soliste annoncé. Le violoncelle perce, hurle, se déchire en quelques notes avant de s’ouvrir dans une mélodie puissante se limitant à l’intelligence d’une musique épurée de notes qui ne plonge pas dans un lyrisme dramatique forçant le pathos. Les attaques sont brèves mais perspicaces à la manière de ces éléments qui crèvent le ciel pour s’écraser et ne laisser à nos oreilles que le silence propice d’une nature dévastée offrant ce que le compositeur définit comme « un paysage lunaire et ascétique » dont la violence et les chocs offrent une image retenant le public dans une attente totale.
L’accélération ouvrant sur le second mouvement, le chef s’agitant tandis que le soliste fait corps avec son instrument qui semble lui causer bien des souffrances, rendent plus que tout visible et non pas uniquement audible la tensions sous-jacente qui inonde la partition. Ce qui s’entrechoquait en minéralité se laisse aller à un thème liquide englobant l’orchestre qui se laisse plonger jusque vers des fonds lourdement dramatique qui entraînent le violoncelle à exprimer sa crainte, celle de la tension dramatique qui le retenait dans le premier mouvement. La composition est savant alors que les éléments se répondent, ce liquide impalpable ne nous ayant jamais semblé tant préhensible qu’en ces instants rythmés à souhait. Une pause se fait alors, un silence s’élève. Le public sait que l’œuvre n’est pas achevée et, bien qu’expressif, attend le dénouement de ce conte dévastateur qui lui est présenté dans un climat d’une tension palpable qui, quittant les instruments gagne un public haletant.
Le chef bondit, la seconde partie de l’œuvre débute. La première note raisonnant on est comme sonné par le contraste saisissant qui nous est offert. Le troisième mouvement s’engage dans une sorte d’Eden sublime, chantant, doux et paisible que Connesson appela « paradisiaque » dans une logique totale. Les vents sifflent gaiement tandis que les percussions rythment la mélodie lumineuse offerte au violoncelle qui se laisse gagner par cette luminosité soudaine ponctuée d’un air à la fraîcheur bienfaitrice. La « cadence » du quatrième mouvement coupe nette avec le calme retrouvé. Dans un dialogue intérieur perturbé, le violoncelle, soutenu par les songes et les dires de l’orgue de verre, se laisse gagner par un pizzicati convulsionnel qui emporte le soliste, le gagnant tout comme une irritation profonde ponctuée, attaquant les cordes, arrachant les notes comme pour rappeler la tension première et centrale qui nourrit l’œuvre et dont le dénouement découle entier.
S’engage l’ultime mouvement, un rappel des évènements et des enchaînements qui rappelleront pour beaucoup certaines compositions de Malher ou de Chostakovitch, soutenu par une joie soudaine et festive, celle d’une belle composition menée à sa fin dans une danse folle qui offre aux visage tendus la joie d’un sourire finale. L’œuvre présentée nous transporta, luttant contre un temps que l’on ne vit passer. Quand la musique tue le temps nous avons à faire à un bonheur délicat.
Avons nous vécu un moment historique?
Il existe quelques rares instants ou l’homme pense, en toute conscience à tort ou non, vivre un moment historique. Le 11 Septembre 2001 fut vécu comme l’entrée fracassante et tragique de l’homme dans le XXIe siècle, ce 5 Novembre 2008 (qui sera suivit du 20 Janvier 2009) peut être pensé comme un tournant majeur dans notre histoire contemporaine, date qui prendra sans nul doute place dans les manuels scolaires et méritera une fine analyse dans les années à venir par les économistes, historiens et sociologues. Je ne sais hélas ce que l’on peut attendre de la victoire démocrate et je ne me risquerai pas à donner une analyse, n’ayant pas les données et les armes pour me risquer à un tel exercice de style. Alors que la carte électorale bascule ne nous leurrons pas à penser un avenir brillant, et faisons preuve de précautions quant à l’idée que nous pourrions avoir d’un système politique que je pense trop différent pour que l’on se plonge dedans sans mieux se documenter et comprendre ce dernier.
Ce dont on peut rendre compte, cependant, sans mal c’est l’état dans lequel Obama trouvera le bureau ovale le 20 janvier prochain. Une Amérique diminuée au centre d’une crise financière internationale. Un pays encore trop présent sur les sols militarisés, point sur lequel il faudra se montrer prudent quant au retrait des troupes qui, bien qu’il doive se faire, ne pourra éclater de manière trop brutale et trop soudaine. Il faudra réformer les rouages d’une politique jugée trop capitaliste et pas assez socialiste, bien que ce terme effraie plus encore que la gangrène les foyers américains. La retraite, la sécurité sociale, les assurances, les prêts, l’écologie … ce pays semble en pleine construction tant le travail à entreprendre semble colossal. Mais si le désormais célèbre « Yes we can ! » est mis en pratique, alors l’on devrait observer une mutation qui devrait entraîner une révolution du climat international. Pour une fois l’histoire semble présenter une once d’espoir après la présidence jugée désastreuse de Bush junior. Mais devons nous vraiment attendre des changements radicaux ?
En réalité, hélas, la seule chose qui soit à craindre demeure l’extrémisme ambiant du nouveau monde. Dans un pays ou l’abstinence, ou encore le créationnisme sont encore enseignés dans les écoles. A l’heure ou dans trop d’états le port de l’arme est réglementé et accepté. Dans une ère ou la violence, les massacres en milieu universitaire ne sont que des faits divers. Là où personne ne semble avoir honte de prendre part à la ligue blanche et de le revendiquer, je crois que le danger premier, plus encore que le terrorisme extérieur demeure l’extrémisme intérieur. Mettre fin à tout cela ne sera lié que à quelques décisions mais Obama en aura-t-il la force et trouvera t il le soutien au Sénat ou à la Chambre ? Si le candidat élu parvient au bureau ovale, car la réside un autre problème avec les menaces qui pèsent à son égard, espérons que sa politique sera vraiment révolutionnaire. A l’heure ou beaucoup pensent que le président connaîtra un destin tragique, alors que bien des américains me disaient il y a quelques mois « il sera tué, cela est triste mais l’Amérique est comme cela », gageons que l’histoire soit imprévisible et que personne ne puisse l’écrire par avance. Messieurs les biographes, ne rédigez pas trop tôt le dernier paragraphe de la vie d’un président qui a bien à faire. A bon entendeur !
05 novembre 2008
Cette nuit j'ai observé l'histoire
04 novembre 2008
Yes we can (or not?)
Si Bush disait, sans modestie, « nous sommes bon », il y a de cela quelques années, force est de constater que l’Amérique qu’il prit en main a bien changé, connaissant une véritable mutation, oserais-je dire révolution, l’on constate le passage d’une Amérique emplie de certitudes qui, endeuillée par le 11 Septembre 2001, se trouve à ce jour ébranlée dans une chasse aux chimères qui l’a détruisit. Karl Rove n’aura sans doute pas la joie de voir sa couleur politique se perpétuer, tout comme il en a déjà bien conscience. Si le New York Times juge la présidence de Bush comme la pire de l’histoire américaine, ce n’est pas pour rien. En pas moins de deux mandats, c’est une Amérique à l’économie branlante, en pleine crise sociale et politique que Bush laissera à son successeur quel que soit ce dernier. Entre crise du Subprime et crise économique, l’Amérique est à ce jour sous els projecteurs d’un monde retenant son souffle et qui serait prêt, s’il le pouvait, à voter ce jour.
L’Amérique n’aura sans doute jamais été autant divisée politiquement et donc idéologiquement. La guerre fatigue ces patriotes qui, comme leurs lointains cousins européens, ne croient plus aux discours bien rédigés que récitent leurs politiques. Mais attention, contrairement à nous, cela ne remet aucunement en question le sentiment patriotique virulent qui les habite. Dans un pays qui ne trouve comme opposition à Obama que quelques éléments futiles, le renouveau semble pouvoir faire face. Quand on dit que Obama est musulman, bien qu’il ne le soit pas plus que Joe the Plumber, ou encore que ce dernier nourrit une idée marxiste profonde, l’opposition semble branlante et avoir bien peu d’armes idéologiques. C’est cette absence formelle d’idées à opposer qui permit au candidat « noir » de réaliser une véritable ascension dans l’échelle politique américaine. Mais ne jugeons pas, notre opposition n’est pas plus intelligente au fond.
Maintenant que dire quant à l’avenir de l’Amérique ? Que peut on espérer pour que ce pays se relève et cesse de s’enliser dans ce bourbier profond dans lequel il entraîne le monde entier ? Je ne pense pas que la réponse soit immédiate mais gageons que l’Amérique saura changer de cap et naviguer autrement dans les prochaines années. Le vote ne sera qu’un premier pas en avant qui précèdera une révolution, une réforme violente des rouages de ce pays qui ont l’âge de la politique en cours. Voyons maintenant si les américains feront preuve de ce désir de changement. Affaire à suivre …
02 novembre 2008
Edward aux mains d'argent
Dans un théâtre transpirant les chefs d’œuvres des saisons passées – notons le divin West Side Story dont nous avions parlé l’an dernier – Edward aux mains d’argent s’annonçait comme un des points culminant d’un saison à la programmation riche et, en effet, nous sortons transporté de cet évènement, véritable point d’orgue de cette fin d’année au théâtre du Châtelet. Sous le lustre chatoyant, alors que les balcons se remplissent et que la corbeille se gonfle, le public est bien au rendez vous pour cette création de Matthew Bourne. Comme toujours, avec ce chorégraphe, la production ne prit que trop de temps à traverser la Manche, le tout Paris boudant, dans une continuité somme toute historique, le témoignage d’un sens artistique profond offert par l’île monarchiste située à quelques heures de notre capitale. Il avait fallut attendre près de dix ans pour voir le Swan Lake mettant en scène des cygnes dansés par des hommes à la force et à la délicatesse sublime. Mogadord avait alors fait rentrer en son sein un ballet historique que le monde entier s’était arraché avant qu’il ne vienne s’échouer sur ces planches comme par fatalité. Heureusement nous n’eûmes pas à attendre aussi longtemps pour Edward, mais bien d’autres productions de Bourne se heurtent à ce bras de mer qui nous sépare et nous oppose. Alors que le monde entier s’arrache les mises en scène de Bourne, de Tokyo à Washington, la France, elle, continue à croire en son hégémonie de l’art, à tort reconnaissons le.
Le premier acte qui nous est offert se trouve dans la lignée de ce à quoi Bourne nous habitue avec un décor savamment planté, une situation intelligemment présentée, des personnages haut en couleur brillamment marqués, le tout sur un font d’humour et de délicatesse propre au talent anglais. La musique nourrit une trame bien pensée qui rend hommage au chef d’œuvre poétique de ce conte moderne sans trahir l’idée première de Burton, ni dénaturer la partition sublime de Danny Elfman. Alors que la ville s’éveille, la brutalité de ce métal froid, qui se reflète en cette lune mourante, est contrastée par la bienveillance – somme toute relative – de ces citadins au regard interrogateur, emplie de curiosité et teinté d’une once de peur qui les fera basculer avec la levée du second acte dans une vision tragique d’inquisiteurs. La peur de l’autre est caressée du doigt, sans condamner ceux qui en sont la cause. C’est ainsi que l’on sombre dans un rêve sublimé par la danse liant Edward à Kim dans une poésie accordant à North (qui campe un Edward qui n’a rien à envier à celui de Depp) de perdre pour un temps ses lourds ciseaux d’argent.
Mais, alors que le rideau se lève pour le second acte, c’est un Edward isolé, confronté à une haine grandissante qui nous sera révélé. Un personnage incompris si ce n’est pas cette jolie blonde qu’il sert avec délicatesse, apprenant peu à peu à se défaire de ces gants de fer. Mais ses ciseaux ne le quitteront plus désormais, le danseur fendant dans l’air malgré ces poids qui rendent chaque pas plus difficile encore, sans entamer bien au contraire la qualité de ces derniers. Et, alors que la neige tombe, que le retournement est total, Edward nous fuit poursuivit par la peur d’une incompréhension trop humaine à notre goût. La fin est connue, les flocons s’écrasent sur la douleur d’une mère ayant perdu trop tôt un fils, tandis que le public regrette déjà celui qui lui offrit tant de poésie. Le salut est à la hauteur de l’émotion alors que les larmes perlent, que la neige s’abat, le spectacle est achevé dans une délicatesse totale tout comme ce dernier avait débuté. Et, alors que la boîte à musique se ferme, que les notes se taisent, que le rideau tombe légèrement, le public se disperse encore embrumé par cette histoire qui vient de lui être contée dans un lyrisme qui n’est pas sans rappeler un cygne mourrant qui l’avait déjà bouleversé il y a de cela quelques années.
La partition n’est pas trahie, ce qui obligea à quelques raccourcis sans pour autant entamer ce conte d’un Burton génialement retranscrit par un Burne au regard profond et délicat. Cette neige se laissant tomber le long des ciseaux d’argent qui fleurissent le plafond, on se demande bien comment un tel chorégraphe peut demeurer inconnu, ou tout du moins méconnu en ces théâtres français qui aiment à laisser penser la qualité de leur programmation tout en en occultant les production anglo-saxonnes. Les sièges occupés sont pourtant la preuve d’un public à l’écoute de ces productions anglaises de qualité dans ce pays de Molière qui semble vouloir nous habituer à une certaine médiocrité de productions sans poésie et sans charme. Gageons qu’un tel succès serve de leçon.
26 août 2008
20 ans sous le joug de barbares moyenageux ...
Et voilà le temps passe et j’ai déjà 20 ans, rien de bien différent mais un an de plus tout de même. J’aurai passé cette journée en agence, loin des chantiers le temps de gagner un peu de monnaie, le temps pour moi de penser quelque peu et d’offrir un bilan de cette vingtième année, bilan ni noir ni blanc, quoi que quelque peu pessimiste je vous l’accorde.
Alors que je passais ma journée à répondre au téléphone et à remercier ceux qui pensèrent à ce jour, je suivais de loin la bêtise présidentielle et les mots utilisés par le petit bonhomme, des mots crus qui pèsent lourd (pour changer). On nous parlait de ces « barbares moyenâgeux » que l’on combat en Afghanistan et encore je me laissais aller à penser combien nous regretterions un jour ces mots mal utilisés. Ce sont des termes choc, qui interpellent, qui vont certes éveiller la pensée des français regardant leurs informations, mais un tel manque de calcul de la part d’un chef d’état me laisse de marbre. Pendant qu’il paradait en Chine les droits de l’homme étaient bafoués, pendant qu’il serait les mains c’est le Tibet qui se présentait sur un sol français trop mal dépoussiéré pour accueillir un personnage tel que le Dalaï Lama. Tout cela m’amuse et me consterne, entre guerres et manque d’initiative, certitude de victoire (qui n’est pas sans rappeler un grand pays présent Irak) et certitude de changer la face du monde, nous nous trouvons embrigadés (contre notre volonté) dans une guerre qui ne nous semble pas assez propre pour être notre et pour que l’opinion ne la soutienne. On peut nous soutenir que l’on remplit un devoir international, celui de promouvoir la paix, je ne pense pas être seul à dire que le faire avec des armes n’apparaît que comme un moyen ultime, mais que voulez vous il faut les mâter ces barbares (et encore il n’a pas oser dire qu’ils étaient aussi peu développés que les préhistoriques … mais on y viendra je vous le prédit, et ce jour me mettra hors de moi).
Voilà c’était un petit message entre deux dossiers à classer, je ferai plus long ce soir si je trouve le temps.
01 août 2008
USA : Cessez l’anglais ils parlent français !
Le lendemain du match épique opposant les Metz à une autre équipe (logique), l’équipe locale gagnant pour notre plus grand plaisir, nous nous rendions avec la famille accueillant Benjamin vers la ville grecque, historiquement, de Ithaca. La route nous menant vers la destination ne nous sembla pas tant longue, profitant de ce temps pour partager nos impressions sur le pays avec Benjamin et pour faire plus ample connaissance avec la famille dans laquelle il résidait. La forêt défilait, paysage vert imperturbable filant a tout allure dans ces grands espaces américains. Sous la chaleur déjà accablante nous regardions les sapins qui résistaient sans mal au soleil, vivant dans le seul souvenir du rude hiver passé. Notre climat est bien différent (notons par ailleurs alors que je rédige ce paragraphe que je corrige sans arrêt ce que je rédige, tapant sur le clavier comme si je rédigeais avec un clavier américain).
Enfin nous arrivons à Ithaca où nous débutâmes par une visite du campus universitaire où travaille Julie (la maman de Gaylen). Je pourrais dire que je n’ai rien à envier aux universités américaines et que la Sorbonne est bien plus belle. Mais, en réalité, l’intégration des édifices dans la nature est parfaite, le goût de l’architecte est certain et la confrontation d’un style britannique avec des éléments d’architecture antique et parfois contemporaine fait le plus grand effet. Que j’aimerai étudier dans un tel espace, tout à fait propice au travail et à la méditation intellectuelle, ce qui ne justifie cependant aucunement le prix exorbitant des inscriptions. Notons au passage que James a pour l’American University, comme pour toutes les autres, une liste de rentrée des classes avec tout ce qu’il est indispensable d’avoir pour s’installer dans son appartement, cela va de la brosse a dent à la télévision sans oublier la décoration pour son épanouissement. Ils furent étonné quand je leur dit que la Sorbonne ne nous fournissait pas pareille liste, il faut croire que les français sont trop intelligents et se doutent de ce qui est vital ou ne l’est pas (la télévision l’est pour eux tandis que la radio ne l’est pas … c’est d’une logique parfaite). Chose drôle, quand on me demande le nom de mon université les gens semblent ne pas écouter la réponse, persuadés qu’elle ne sera pas assez connue et qu’ils devront se contenter d’un hochement de tête pour ne pas me vexer, mais dès que le mot « Sorbonne » retentit, fouettant l’air de son prestige, tous s’exclament « oh the sorbonne university, you could be proud, congratulation ! ». Pas la peine de leur dire que le prestige n’est pas total, ils ne vous écoutent déjà plus, parlant de leur idée de cette université de renom, pour eux vous êtes déjà l’élite pensante française, rien ne sert de les contredire, il suffit de changer de conversation pour que tout le monde redevienne normal. Mais l’éducation américaine n’est en aucun point sociale et c’est un point qu’il faut revoir, savez vous qu’un sportif aura une bourse (parfois sans bons résultats scolaires, son diplôme lui sera alors presque donné si il offre à l’équipe universitaire un renom) tandis qu’un major de promotion n’aura rien, ou qu’un étudiant sans le sou sera bien moins aidé. La logique américaine réside dans l’idée d’excellence et de renom, si vous ne rentrez pas dans une des deux catégories, ou que vous ne concourez pas pour l’une des deux, alors vous serez plus délaissés qu’un autre. Mais malgré tout cela, je me dis que passer un an ici pour parfaire mon anglais (et avancer mes études) serait une bonne chose, clairement je veux évoluer en anglais et je ne vois aucun autre moyen si ce n’est celui de l’intégration par la pratique de la langue.
Après avoir été sur le campus nous nous rendîmes le temps du repas vers un village très fréquenté. Nous ne pouvons pas appeler cela un village mais un regroupement de vendeurs dans une sorte de halle marché, en bois. Les produits sont tous biologiques, donc chers, et les badauds qui circulent dans les allées semblent tout droit sortis des années 68’s avec une légère odeur de prairie qui les suit partout. Quelques enfants de la génération hippie se coursent ou poussent déjà la poussette de la nouvelle génération. Tout cela se passe en bord de lac et pourrait être paradisiaque si seulement il y avait moins de monde et moins de bruit. Cela nous permit de manger quelques légumes ce qui nous fit le plus grand bien car à peine arrivés nous en cherchons déjà pour nous changer de la nourriture américaine. Mais je ne vais pas développer ce point, si ce n’est que le fromage me manque tout autant que les légumes et les fruits (une tomate de la taille d’un melon n’est pas une tomate j’en suis désolé).
Cela fait nous allons enfin vers le but de notre visite, dans une réserve naturelle protégée qui nous offrira de belles images et de bons souvenirs. La forêt n’est pas plus épaisse que dans le reste de la région en cet endroit mais elle attire plus de monde, renfermant un trésor bien gardé que nous nous devions de découvrir, mais pour se faire il fallait marcher. L’air était alors de plus en plus humide, orageux, lourd, traînant des éclairs qui n’osaient pas s’élever et restaient encore muet. Par chance le temps se maintiendrait mais la chaleur nous fit suer tous et nous mourrions de désir de nous jeter dans l’eau que nous longions lors de la promenade. Nous allions ainsi le long d’un sentier, bordant la rivière, devinant et voyant des cascades sublimes qui perçaient ce canyon végétal verdoyant. Montant, descendant, serpentant, le chemin nous mena auprès de serpents (de petites couleuvres effrayées à notre vue) et au pied de ces cascades convoitées. Assez vite les français entendirent crier leurs noms, nous ne nous étions pas rendu compte de notre vitesse de marche, parlant ensemble, et oubliant que la moyenne de marche était bien plus basse en ce continent nord américain. Nous regardions cependant ne pensez pas que nous boudions la nature mais nous marchions en bon citadin sans traîner le pied à chaque virage. Au bout d’un peu plus d’une heure, alors qu’on nous en prédisait deux (il paraît que nous avons marché trop vite ce qui explique cette différence de temps de parcours entre le temps annoncé et le temps réalisé), nous arrivâmes au point convoité, la cascade principale qui offrait un bassin assez grand et surtout profond, permettant à ceux qui le désiraient de se baigner. La chaleur ne me fit pas hésiter et je gambadais gaiement vers le bassin. L’eau était annoncée à 65°F tandis que l’air était à 95°F, je ne voyais pas du tout ce que cela faisait en °C mais pour sur la différence de température serait certaine et en effet elle le fut. Je dut plonger pour oser me mouiller mais cela faisait tant de bien que nous profitâmes de ce temps pour nager et aller sous la cascade donc la chute n’était heureusement pas violente. L’orage s’annonçant, et se présentant alors que nous étions en voiture, nous eurent l’idée de rentrer un peu plus tôt en profitant pour partager un repas cher Gaylen. Nous eurent la joie de goûter le vin blanc de l’état de New York qui, entendons nous sur ce point, est assez bon quoi que parfois trop jeune et manquant quelque peu de soleil mais c’est au fond un bon vin de table voir d’apéritif selon le cépage. Mais ne nous attardons pas sur ce point, disons juste que nous avons donné un avis très très détaillé du vin à la famille de Gaylen qui disait Amen à toutes nos remarques (ou plutôt les miennes que reprenait en chœur Benjamin qui disait être en accord avec moi sur tous ces points). Jimmy ne me parut jamais aussi heureux que ce soir là, pour sûr le vin lui était monté à la tête (quand on sait le peu qu’il but cela en est comique).
Le lendemain nous nous rendions au Renaissance Festival, ce fut une bonne journée, amusante et agréable bien que la pluie ne cessa et que nous étions tous trempés. Je devais voir Laura ce soir là mais les orages obligèrent son père à s’absenter et nous remirent donc à plus tard nos retrouvailles. D’ailleurs l’orage est au dessus de la maison alors que je rédige ces lignes, comme toute autre chose il est ici plus grand que chez nous, mais j’aime l’orage et le bruit que cela répercute dans ces forêts. Ainsi la journée passa sous la pluie, au rythme des spectacles dont l’anglais était parfois trop élevé pour les français (vieil anglais il faut le dire…) mais nous comprenions les chutes ce qui demeure le mieux. Tout comme dans le Mall, nous trouvions une animatrice parlant français, preuve s’il en fait que les gens ici parlent français et que l’anglais n’a que peu d’intérêt. Blague mise à part nous partions le lendemain pour New York, je ne pense pas développer ce point dans le billet réservé à cette ville sublime donc je le dis ici, je fus impressionné par le nombre d’usagers du métro qui lisent des programmes d’apprentissage accéléré de la langue française, à croire que cette langue a toujours une importance internationale. Je fus plus amusé encore quand je vis un New Yorkais lire un livre traitant du vin français et apprenant à toute personne à lire l’étiquette du vin en bon connaisseur. Décidément la France demeure un model pour eux que cela soit en matière de nourriture ou de mode, car disons le certains individus semblent n’avoir aucun goût pour ce qu’il en est des vêtements. Mais je fatigue et il est déjà tard, j’en finis ainsi avec ce billet avant de rédiger celui sur ce temps passé dans l’un de mes endroit préféré au monde (devant Rome sans nul doute) : New York City !



