<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Jukun blog</title><link>http://jukun.canalblog.com/</link><description>...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 12 Nov 2009 07:34:36 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Ainsi vont les voix ... </title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/08/09/14698980.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/08/09/14698980.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14698980/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2009/08/09/14698980.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 10&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 10&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CJulien%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;On &#xe9;crit beaucoup sur les
instruments et leurs musiciens, trop peu sur les chanteurs. Trop surs d’eux
avec leur instrument interne ces derniers ont une f&#xe2;cheuse tendance &#xe0; se
prendre au s&#xe9;rieux et cela tr&#xe8;s t&#xf4;t dans leur ascension vers les hautes sph&#xe8;res
de l’&#xe9;lite musicale. Si les m&#xe9;lomanes guettent tout d&#xe9;faut vocal, le grand
public aura tendance &#xe0; voir en ces quelques personnages une classe de surhommes
aux cordes larges et &#xe0; la voix profonde. Derri&#xe8;re ces quelques talents se
cachent de longues heures de travail dont le chanteur rend rarement et
difficilement compte trop heureux d’&#xea;tre pens&#xe9; talentueux, n&#xe9; avec un don, une
voix chaude et color&#xe9;e. En r&#xe9;alit&#xe9; peu de chanteurs se savaient avoir un tel
pouvoir musical en eux avant quelques ann&#xe9;es et peu osent avouer s&#xe9;rieusement
avoir travaill&#xe9; d&#xe8;s la prime enfance pour se retrouver sur les grandes sc&#xe8;nes &#xe0;
chanter des r&#xe9;pertoires adul&#xe9;s. Derri&#xe8;re la trop grande importance que s’offrent
certains grands du domaine se cachent une horde de petits chanteurs qui se prennent
souvent trop au s&#xe9;rieux, surtout quand ces derniers souffrent d’une m&#xe9;diocrit&#xe9;
abjecte qui les hante. Le meilleur chanteur demeure le timide, celui qui craint
d’entendre perler sa voix et qui ne s’&#xe9;tale pas des heures sur l’ange interne
qui s’&#xe9;veille lors de ses gammes. Le bon chanteur est humble, &#xe9;vite les
enregistrements scabreux et les &#xe9;missions &#xe0; sa gloire unique. Il aime la
compagnie de ses amis et chanter pour les autres pour le simple plaisir qu’il
leur procure et se procure. Si il oublie derri&#xe8;re la performance le doux d&#xe9;sir
de plaisir qui le poussa &#xe0; fr&#xe9;quenter les sc&#xe8;nes, ce dernier est perdu pour
toujours. C’est ainsi que les plus grands chanteurs se sont perdus &#xe0; fondre sur
des r&#xf4;les pour le simple go&#xfb;t de la performance alors que leur voix ne
r&#xe9;clamait pas d’&#xea;tre travesti &#xe0; ce point. Certainement une certaine rengaine
apr&#xe8;s un t&#xe9;nor &#xe0; la voix doucereuse me pousse-y-il &#xe0; porter cette critique. Je
ne me lancerai pas dans un d&#xe9;bat pour noyer le poisson mais je me contenterai
de dire qu’&#xe0; vouloir enregistrer et donner des r&#xe9;f&#xe9;rences &#xe0; notre temps, on se
trouve parfois plong&#xe9; dans une boue qui nous colle &#xe0; jamais. Tout le monde n’est
pas Pavarotti et quiconque voudrait faire plus que lui aurait vite fait de se
fatiguer, de se discr&#xe9;diter. Mais passons cette critique pour offrir une vision
des voix dans la musique. Nous tairons les oppositions avec les musiciens, ces
derniers sont belliqueux (surtout les violon I) et aiment &#xe0; se d&#xe9;truire entre
eux. Mais quand ils se trouvent dans la fosse, &#xe9;cras&#xe9;s par le poids des
chanteurs et qu’ils se d&#xe9;m&#xe8;nent pour couvrir sa voix alors que le chef les en
d&#xe9;fend, baguette lev&#xe9;e, poing serr&#xe9;, c’est toute l’opposition de la concorde
musicale qui se pr&#xe9;sente. Sans le chef toute formation se complairait au plus
grand pugilat que l’histoire eut observ&#xe9;. Car que ce soit &#xe0; l’op&#xe9;ra ou dans un chœur,
les &#xe9;gos raisonnent parfois plus fort que tout instrument. Mais que dire des
chanteurs un &#xe0; un ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Voix la plus profonde, le basse
est souvent pens&#xe9; comme un gros homme crachant un grave tout droit venu des
profondeurs de l’enfer. Rigolard et aimant boire sa bi&#xe8;re, il fait penser chez
les musiciens &#xe0; l’alto souvent d&#xe9;crit comme buvant et travaillant peu, si ce n’est
pour pointer la difficult&#xe9; apparente d’un passage. On le pense lisant sa
partition pour la premi&#xe8;re fois le jour d’une g&#xe9;n&#xe9;rale sa voix ne recelant
aucune difficult&#xe9;. De toute &#xe9;vidence ce dernier est l&#xe0; pour contenter et
contempler les demoiselles qui peuplent les rangs des formations musicales.
Criant, beuglant, plus qu’il ne chante il fait fondre les femmes et parfois les
t&#xe9;nors qui pr&#xe9;f&#xe8;rent cependant s’en tenir &#xe9;loign&#xe9; par soucis de ne pas m&#xe9;langer
les graves aux doux aigus. Cependant avec ses rondes creusant dans la partition
vers les profondeurs de l’oc&#xe9;an, ce personnage est souvent d&#xe9;peint comme tirant
vers le bas le reste des voix. Une faute dans un enregistrement ? Ce
dernier sera incrimin&#xe9;, pas capable d’assurer un pianissimo, il est d&#xe9;peint
comme le diable en personne, sans sens musical ni virtuosit&#xe9;. Au fond chacun le
jalouse pour sa nonchalance et les r&#xf4;les de m&#xe9;chant qui lui sont attribu&#xe9;s. Lui
n’est pas oblig&#xe9; de s’affubler de collants bariol&#xe9;s pour rendre cr&#xe9;dible sa
partition. Au sein m&#xea;me du pupitre certains se disent nobles tandis que les
autres s’affubleront du titre de baryton, mais tous au fond s’entendent quand
il s’agit de jaser sur la soprane qui leur fait face et qui laisse observer une
gorge blanche et douce &#xe0; laquelle ils feraient miroiter tous les diables de la
terre. Il jouit de quelques uns des plus beaux r&#xf4;le de l’op&#xe9;ra mais souffre
souvent par son d&#xe9;gout des m&#xe9;diats de l’ombrage des voix hautes qui se
complaisent &#xe0; bronzer sous les projecteurs des plateaux t&#xe9;l&#xe9;vis&#xe9;s. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;L’alto serait chez les femmes l’&#xe9;quivalent
des basses. A la voix plus ronde et plus douce que les aigus vertigineux de la
soprane, elle alimente et agr&#xe9;mente les partitions de quelques parties
anthologiques demeur&#xe9;es sous silence derri&#xe8;re les hautes notes crach&#xe9;es par
leurs voisines. Ce terme est aussi employ&#xe9; pour quelques hommes dont la
technique de fausset offre des aigus fournis et d&#xe9;licats qui laissent souvent
b&#xe9;at un public non averti. Mais derri&#xe8;re ces femmes il faut voir le chœur m&#xea;me
des ensembles vocaux. Une d&#xe9;contraction et une simplicit&#xe9; qui fait envie. Elles
ne se congratulent pas pour leurs graves comme le feraient les sopranes pour
leurs aigus, elles en ont conscience (&#xe0; l’instar de leurs voisines sopranes),
si leur tessiture le leur permet il n’y a pas de quoi fouetter un piano. Chez
les solistes certaines aiment cependant crever la sc&#xe8;ne mais elles demeurent
rares et bien souvent c’est leur humanit&#xe9; qui les caract&#xe9;rise. Tour &#xe0; tour
ch&#xe9;rubin chez Mozart, Carmen chez Bizet, elles offrent les plus belles
partitions sans que personne ne semble jamais r&#xea;ver un jour poss&#xe9;der leur
tessiture. Pourtant, &#xe0; les entendre d’aucune ne voudrait un jour passer &#xe0; la
tessiture sup&#xe9;rieure. Et nous les comprenons, au fond secr&#xe8;tement j’avoue les
envier ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Souvent pens&#xe9;e comme diva,
d&#xe9;testable et excentrique, la soprane fr&#xf4;le la limite de l’humain en imposant
des aigus &#xe0; en &#xe9;clater un verre. Derri&#xe8;re l’image de la castafiore opulente c’est
&#xe0; ce jour des mines polic&#xe9;es et maigrichonnes qui peuplent les sc&#xe8;nes. Dans un chœur,
toujours dissip&#xe9;e et rigolant elle aime &#xe0; contempler les pupitres masculin,
rougissant d&#xe8;s que son regard est intercept&#xe9; par un de ces bell&#xe2;tres de basses.
Elle regarde peu les t&#xe9;nors, ces derniers sont au fond les seuls d’une
formation qui pourraient leur porter offense aupr&#xe8;s du public en imposant &#xe0; son
tour une gamme vertigineuse. Pouffant &#xe0; chaque mot d’esprit du chef, elle aime
rappeler par ses ricanements r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9;s sa pr&#xe9;sence au sein d’une formation.
Persuad&#xe9;e d’avoir toujours la difficult&#xe9; dans une partition elle aime &#xea;tre
trait&#xe9;e en retour selon le rang qui lui est pourvu. Si certains compositeurs
ont &#xe9;crit des parties sublimes pour elles ce n’est pas pour rien ! Elles
ne sont pas &#xe9;gocentriques, juste trop certaines de leur talent et elles
d&#xe9;sertent vite les petites formations pour se perfectionner dans une classe,
aupr&#xe8;s d’un ma&#xee;tre plus c&#xf4;t&#xe9; dans la bourse du lyrique. A l’image de Violetta
dans la Traviata c’est une courtisane assoiff&#xe9;e de reconnaissance. Au fond elle
est attachante et malgr&#xe9; son excentrisme on l’aime bien. C’est un peu la blonde
du groupe que l’on prot&#xe8;gerait de l’ignoble voisin trop enclin &#xe0; contempler le
d&#xe9;collet&#xe9;e de la diva que la tessiture de cette derni&#xe8;re. Mais toutes ne sont
pas ainsi &#xe0; se complaire dans l’opulence. Certaines sont d’une d&#xe9;licatesse
certaine et chantent avant tout par go&#xfb;t et passion sans se soucier des
fac&#xe9;ties de leurs voisines de pupitre. La soprane n’est pas pudique, elle aime
sa voix et veut la faire entendre. Et quand la choriste rencontre la soliste c’est
toujours pour la jalouser. A ce combat force est de constater que la soliste
est souvent plus simple que la choriste qui guette la moindre erreur pour
glisser &#xe0; sa voisine qu’elle eut mieux fait si seulement le chef le lui avait
propos&#xe9;. Ainsi entendriez vous chantonner (souvent mal il faut le dire)
quelques choristes trop sures d’elles pour prouver &#xe0; la soliste que cette derni&#xe8;re
n’a pas grand int&#xe9;r&#xea;t. Et si les hommes soutiennent dans la m&#xe9;disance c’est
pour ne pas souffrir des repr&#xe9;sailles car la soprane est mauvaise et derri&#xe8;re
ses In Paradisum, elle cache des ongles aiguis&#xe9;s. Attention au loup qui dort.
Mais heureusement toutes ne r&#xe9;pondent pas &#xe0; ce tableau d’enfants capricieuses …
mais sans trop chercher sans mal vous en rencontrerez. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Pour finir le T&#xe9;nor est l’homme
le plus sur de lui. Persuad&#xe9; d’&#xea;tre un virtuose il impose son bel canto quand
cela n’est pas n&#xe9;cessaire. A en juger par la didactique m&#xea;me que je d&#xe9;veloppe,
ayant pos&#xe9; une majuscule &#xe0; ma tessiture alors que je n’en faisais pas de m&#xea;me
pour le reste des voix. Autre fait r&#xe9;v&#xe9;lateur, la quasi n&#xe9;cessit&#xe9; de faire savoir sa voix! Le t&#xe9;nor fricote avec ses voisins de pupitre et quand
il est soliste il se complait &#xe0; marquer sa f&#xe9;licit&#xe9;e en se plantant droit comme
un piquet pour chanter deux m&#xe9;lodies sans saveur. Au fond il r&#xea;ve de se marier
&#xe0; une soprane pour former un couple de star qui cr&#xe8;veraient la sc&#xe8;ne et
feraient r&#xea;ver les autres. C’est souvent lui qui r&#xe9;pond volontiers aux attentes
des journalistes en r&#xe9;pondant aux interviews et en proposant des &#xe9;missions sur
sa vie, son œuvre, son enfance, son apparition, sa r&#xe9;gion, son pays, sa
famille, sa femme … et j’en passe. Il aime marquer que lui travail &#xe0; l’instar
du basse et que les aigus demandent un r&#xe9;gime de vie particulier. A l’&#xe9;couter c’est
le seul &#xe0; avoir du m&#xe9;rite dans son travail. Mais ne vous fiez pas &#xe0; l’assurance
de ces fr&#xea;les personnages. En r&#xe9;alit&#xe9; certains baves sur leur voisin, tandis
que d’autres jalouses les basses pour des graves qu’ils n’atteindront jamais.
Car oui, le t&#xe9;nor est envieux, jaloux, narcissique et au fond fatiguant &#xe0;
virevolter sur les partitions comme un oisillon tentant de sauter de son nid
sans s’&#xe9;craser au sol. Un jour h&#xe9;ro&#xef;que, le lendemain lyrique, l&#xe9;ger ou spinto,
jonglant entre le comte Almaviva, Calaf ou encore Don Jos&#xe9; et Manrico, il se
risque parfois &#xe0; quelques fac&#xe9;ties de baryton pour contenter son narcissisme virulent.
Sa voix ne lui suffit pas, son r&#xe9;pertoire non plus et c’est pourquoi il se sent
oblig&#xe9; de noter toute &#xe9;volution d’&#xe9;tendue vocale. Si cette dernier, &#xe9;volution,
est une traduction d’une voix qui murit naturellement il se contentera en
parlant d’un travail qui porte ses fruits. Mais au fond le t&#xe9;nor est attachant
et fragile, il prot&#xe8;ge sa voix et aime le faire savoir. Et quand il use de voix
de t&#xea;te n’allez pas lui parler d’artifice ou de voix travestie, ce dernier vous
parlera de technique, technicit&#xe9;, travail et &#xe9;volution. Car dans le chant il
est &#xe0; coup sur le plus adul&#xe9;, le plus &#xe9;nigmatique et le plus r&#xea;v&#xe9; et si ce n’est
vrai cela n’est pas bien grave, tant que ce dernier s’en persuade tout va pour
le mieux dans le meilleur des mondes. La modestie n’est pas son atout principal
ou alors faut il chercher dans quelques formations qui ne cr&#xe8;vent pas l’&#xe9;cran.
Il suffit de tomber sur quelques &#xe9;missions pour s’amuser d’un t&#xe9;nor s’enorgueillissant
de quelques f&#xe9;licitations qu’un critique bavant lui offre alors que ce dernier
est critiqu&#xe9; par un public qui ne saurait lui pardonner la moindre faute non
pas de note, mais de go&#xfb;t ! &lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 09 Aug 2009 19:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>A la rencontre des sentiments </title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/07/19/14447373.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/07/19/14447373.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14447373/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2009/07/19/14447373.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 10&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 10&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CJulien%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Regard de braise, cheveux de gaie
et peau ensoleill&#xe9;e. L&#xe9;ger plissement des yeux et l&#xe8;vres gourmandes, humect&#xe9;es,
mordues comme solennellement dans un rictus appelant au baiser. Des yeux de
biche dont la profondeur invite &#xe0; s’y plonger dans le calme et la douceur d’un
marron t&#xe9;n&#xe9;breux pr&#xea;t &#xe0; faire chavirer tout homme s’y contemplant. De ce regard
je ne peux retenir que l’apaisement des sens qu’il provoque, le plaisir auquel
il convie sans mot dire. Puis, comme emport&#xe9; par un sourire ce regard se fend,
s’entreferme jusqu&apos;a se clore &#xe0; l’instant m&#xea;me ou mes l&#xe8;vres rencontrent les siennes.
S’en suit une c&#xe9;r&#xe9;monie douce, temp&#xe9;r&#xe9;e,&amp;nbsp; que ce soit dans le vent, sous la pluie, en plein
soleil, toujours un m&#xea;me entrain, comme une pri&#xe8;re que l’on ne dirait qu’en
chuchotant et dont nul renversement ne nous d&#xe9;concentrerait. Religieusement, de
mani&#xe8;re quasi c&#xe9;r&#xe9;monielle, les bouches s’entrouvrent, se rencontrent et se
lib&#xe8;rent comme un flot de parole se d&#xe9;versant sans discontinuer. Il ne s’agit
alors plus uniquement de s’embrasser mais de s’offrir. Un plissement des
doigts, la rencontre des mains, un nouveau sens qui s’&#xe9;veille alors que les
caresses se proposent, h&#xe9;sitante pour commencer puis, comme c&#xe9;dant aux dogmes
qui les retenaient, se d&#xe9;livrant et se pr&#xe9;sentant &#xe0; l’autre. Une main glissant
dans des cheveux longs, lisses et comme refl&#xe9;tant l’&#xe9;b&#xe8;ne tandis que la
seconde, aventureuse, ose caresser le visage, rencontrer les l&#xe8;vres, d&#xe9;limiter
la joue et s’aventurer sur un cou au port d&#xe9;licat. Peau douce invitant &#xe0; la
caresse, les mains se font alors plus pr&#xe9;sentes, plus pressentes &#xe0; mesure que les baisers s’intensifient,
s’acc&#xe9;l&#xe8;rent comme dans une course effr&#xe9;n&#xe9;e, une farandole solaire se laissant
aller &#xe0; l’explosion comme refusant la n&#xe9;cessit&#xe9; de reprendre son souffle. La caresse se fait alors de m&#xea;me plus brutale, douce
cependant, s’emm&#xea;lant en ces cheveux pourtant claires jusqu’alors, s’accrochant
&#xe0; la t&#xea;te comme pour inviter le baiser &#xe0; une fougue moins solennelle. La
douceur ne dispara&#xee;t pas pour autant, mais la passion explose et se fait plus instinctive (les philosophes me disputeraient l&apos;usage de cette terminologie), plus
animale en ces secondes ou la raison quitte tout entendement et ou seuls les
sens s’exposent et se livrent. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le baiser se calme, la main
glisse comme attir&#xe9;e vers des zones qu’elle n’avait encore remarqu&#xe9;e. Dans ce
baiser les corps se faisant face se sont rapproch&#xe9;s, coll&#xe9;s, comme serr&#xe9;s par
un &#xe9;tau invisible les conviant &#xe0; une proximit&#xe9;, une intimit&#xe9; totale. Alors que
le baiser se fait doux, le souffle coup&#xe9;, je sentis sa respiration, haletante,
comme h&#xe9;sitante sur la suite &#xe0; donner. La poitrine qui se gonfle, effray&#xe9;e par
quelques soubresauts passionn&#xe9;s, se r&#xe9;tractant et se collant &#xe0; nouveau au torse
dans une danse &#xe9;merveill&#xe9;e invitant au plus merveilleux des voyage. Le souffle court, haletant lui aussi, ne propose
cependant aucune tr&#xea;ve &#xe0; l’&#xe9;treinte. Il n’est pas question de capituler en cet
instant, mais de continuer cette valse des sens et des sentiments. Laisser
alors ses mains tomber, elle toujours sur mes cheveux et moi me laissant aller
&#xe0; d&#xe9;couvrir ses courbes que la passion m’invite &#xe0; d&#xe9;sirer. Un corps fin, comme
fragile sous la harde des baisers que l’un et l’autre se rendent non plus par
simple politesse mais par d&#xe9;sir mutuel, r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9; et emmen&#xe9; jusqu’&#xe0; &#xe9;closion
explosion. Une chute de rein, un ventre lisse, caram&#xe9;lis&#xe9;, &#xe0; la douceur de la
plume, un miel des plus exquis, sauvage et invitant &#xe0; la caresse, &#xe0; l’exploration.
La main s’&#xe9;gare, se perd, remontant et descendant comme pour s’assurer que la
douceur est bien r&#xe9;elle. Pas un d&#xe9;faut, un lait ti&#xe8;de et suave qui s’offre.
Remontant, &#xe0; la crois&#xe9;e des mondes, rencontrant ces seins qu’il ne pouvait voir
encore dans l’&#xe9;treinte du baiser, il d&#xe9;couvrait, presque tremblant dans l’assurance
qu’il s’offrait, de d&#xe9;couvrir ces roses &#xe9;closes qu’il convoitait. A l’&#xe9;veil des
sens, dans un l&#xe9;ger r&#xe2;le, souffle coup&#xe9; par le d&#xe9;sir &#xe9;veill&#xe9;, le baiser se veut
rassurant, d&#xe9;licat et passionn&#xe9;. La paume s’impr&#xe8;gne de ce nouveau paysage qu’elle
ne conna&#xee;t pas, tout comme le spectateur regarderait un tableau exquis pour la
premi&#xe8;re fois, dont il ne voudrait oublier la profondeur du trait et la
d&#xe9;licatesse du regard. Un linge se laisse alors tomber, la voil&#xe0; toute nue dans
la candeur des baisers, se pr&#xe9;sentant, s’offrant au regard de son bien aim&#xe9;.
Encore tremblant de sa d&#xe9;couverte, le chercheur s’arr&#xea;te alors, il ne marque
pas le regard d&#xe9;moniaque propre &#xe0; certains p&#xea;cheurs trop fiers de leur prise,
il d&#xe9;couvre ce que son toucher rencontra et reprend ses baisers pour contenter
la belle qu’il ne veut effrayer. Puis, comme rassur&#xe9;e s&apos;abandonnant &#xe0; l&apos;ivresse et la fi&#xe8;vre des caresse, ils gout&#xe8;rent &#xe0; leur premi&#xe8;re nuit ensemble. Il n’est alors plus question de sexe, d’aller
&amp;quot;plus loin&amp;quot;, seulement d’une &#xe9;treinte claire et calme. Ils n’iront pas plus loin,
ils se d&#xe9;couvrent et s’aiment pour la premi&#xe8;re fois. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voil&#xe0;, un lot de sensations, des
mots pos&#xe9;s sur des sens sans vouloir ni choquer ni effrayer. Le calme de la jeunesse
se d&#xe9;couvrant encore et s’extasiant de sa douceur. Des sentiments tout aussi
purs que ces baisers &#xe9;chang&#xe9;s dans les gares, les parcs et les all&#xe9;es. Une
poign&#xe9;e de secondes qui laissent &#xe0; la po&#xe9;sie des po&#xe8;mes entiers, aux romans des
paragraphes additionn&#xe9;s sans que nul ne traduise jamais la passion au demeurant
mais l’impression qu’il ressent de cette derni&#xe8;re. Dire qu’il s’agit d’un autre
serait alors mentir ou faire preuve d’un grand talent car dans la chaleur des
baisers, c’est avant tout de nous que l’on cherche &#xe0; parler et penser qu’il en
serait autrement dans l’&#xe9;criture serait se fourvoyer. Ainsi ces lignes sont
elles comme le prolongement des sensations, qu’il s’agisse d’amour ou d’&#xe9;lan
politique l’objectivit&#xe9; ne sera jamais totale et toujours on se complait &#xe0;
penser que le temps aidant la sagesse permettra de se d&#xe9;faire de ce fait. Pour
ma part je me r&#xe9;signe, en amour tout comme en &#xe9;criture c’est mon cœur qui se
livre et s’il se tait c’est qu’il n’a pas la volont&#xe9; de s’ouvrir. Dans ce cas
la chose est assez claire, encore faut il l’accepter. Ainsi, &#xe0; la rencontre des sentiments c&apos;est tant la passion que l&apos;&#xe9;criture qui se lib&#xe8;rent, c&apos;est le sens de cr&#xe9;ation qui se livre, s&apos;&#xe9;veille. L&apos;oublier serait mentir, le tuer serait criminel. C&apos;est pourquoi je ne voulu pas m&apos;emp&#xea;cher d&apos;&#xe9;crire ces lignes dont la d&#xe9;licatesse traduit avant tout le respect port&#xe9; &#xe0; ce baiser offert, &#xe9;chang&#xe9; sur les quais puis dans les champs, entre fouilles par deux tendres amants. &lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 19 Jul 2009 10:07:00 GMT</pubDate></item><item><title>Un nouvel &#xe9;t&#xe9;</title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/07/19/14447057.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/07/19/14447057.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14447057/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2009/07/19/14447057.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;Content-Type&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;ProgId&quot; content=&quot;Word.Document&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;Generator&quot; content=&quot;Microsoft Word 10&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;Originator&quot; content=&quot;Microsoft Word 10&quot; /&gt;&lt;link rel=&quot;File-List&quot; href=&quot;file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CJulien%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’&#xe9;t&#xe9;, saison de la fin d’ann&#xe9;e,
des campagnes qui se suivent. Voil&#xe0; longtemps que je n’ai gratifi&#xe9; ces pages d’un
nouveau billet. J’&#xe9;cris mais plus aux m&#xea;me fins, non pas que l’envie m’en
manque mais le temps passant je trouve de moins en moins de temps pour
alimenter ces lignes par un flot de mot que je voudrais toujours le plus proche
possible de ma pens&#xe9;e. C’est ainsi que j’ai d&#xe9;cid&#xe9; de d&#xe9;laisser &#xe0; d&#xe9;faut de gangr&#xe9;ner
ces pages de termes d&#xe9;suets et de proses lassantes. Mais revenons sur ce qui
alimenta ces derniers mois. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La gr&#xe8;ve m’occupa plus d’un
temps. Les r&#xe9;formes s’amonc&#xe8;lent avec le lot d’injures qu’elles contiennent
sans que personne ne semble avoir rien &#xe0; redire quant &#xe0; ces pratiques. Mais
voil&#xe0;, la classe pr&#xe9;sum&#xe9;e des penseurs et leur horde d’&#xe9;tudiants font fient de
l’ordre &#xe9;tabli et osent s’insurger contre la sainte parole &#xe9;tatique. Non pas
que nous soyons d’un naturel r&#xe9;volutionnaire, quoi que l’on puisse en penser de
derri&#xe8;re l’&#xe9;cran, mais certains aspects autocratique d&#xe9;velopp&#xe9;s dans des textes
vot&#xe9;s &#xe0; l’Assembl&#xe9;e ne peuvent qu’aller dans le sens d’un m&#xe9;contentement
grandissant, se traduisant par un soul&#xe8;vement universitaire. Stigmatis&#xe9; un
temps, ce mouvement d&#xe9;passe de loin l’entendement simple relay&#xe9; par les m&#xe9;dias
voulant voir en ces r&#xe9;actionnaires une troupe de joyeux lurons plus enclin &#xe0;
prendre le soleil hors des salles qu’&#xe0; revendiquer quoi que ce soit. Vous vous
en doutez la m&#xe9;diatisation n&#xe9;gative du mouvement ne traduit aucunement une
d&#xe9;raison de l’opposition. Si des chercheurs, qui se complaisent habituellement
dans des bureaux sombres empoussi&#xe9;r&#xe9;s, ont os&#xe9; battre le pav&#xe9; ce n’est pas
uniquement dans l’id&#xe9;e de f&#xea;ter la r&#xe9;volution avec son 220&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; anniversaire.
Non, si des scientifiques ont quitt&#xe9; leurs laboratoires c’est bien que des
choses d&#xe9;rangent. A commencer par les textes, &#xe0; gonfler par le flegme et le
manque de tact avec lequel le chef de l’Etat pour ne pas oser dire le Pr&#xe9;sident,
traite cette classe qu’il semble juger d&#xe9;suet. Si les penseurs d&#xe9;rangent et
font l’objet de moqueries c’est bien qu’ils ont encore un certain pouvoir &#xe0;
relever et &#xe0; appuyer. N’en d&#xe9;plaise &#xe0; certains les muets ont aussi le droit de
prendre la parole. Apr&#xe8;s des ann&#xe9;es &#xe0; laisser les &#xe9;tudiants passer pour un
troupeau de brebis asservit par la gauche, les chercheurs ont enfin prit le pas
et comprit l’importance d’une gr&#xe8;ve. A d&#xe9;faut de gauchiste nous, &#xe9;tudiants,
sommes maintenant trait&#xe9;s de brebis ali&#xe9;n&#xe9;es par l’enseignement. Qu’importe
nous savons bien ce qui nous mena aux manifestations et nous invite d&#xe8;s la
rentr&#xe9;e &#xe0; reprendre du service dans la contestation. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On parlera d’ann&#xe9;e g&#xe2;ch&#xe9;e, d’ann&#xe9;e
b&#xe2;cl&#xe9;e, de dipl&#xf4;mes distribu&#xe9;s. Qu’importe nous savons, nous, la r&#xe9;alit&#xe9; de la
chose et comprenons bien l’importance de ce semestre non pas sacrifi&#xe9; mais mit
&#xe0; contribution d’une opposition couv&#xe9;e, cach&#xe9;e. J’ai ainsi eu mes examens et ce
serait mentir de dire que ces derniers furent simplifi&#xe9;s. Certains enseignants
n’h&#xe9;sit&#xe8;rent pas &#xe0; faire preuve de s&#xe9;v&#xe9;rit&#xe9; envers ceux qui, loin des
contestations mais aussi de l’universit&#xe9; avaient pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; fuir non pas par
preuve d’opposition au mouvement mais prit de l’envie irr&#xe9;sistible de partir en
vacances. Ainsi donc le semestre s’acheva par son lot d’examens. Plut&#xf4;t pr&#xe9;par&#xe9;,
&#xe0; croire qu’&#xea;tre gr&#xe9;viste ne fait pas forc&#xe9;ment foirer une ann&#xe9;e, je me rendais
ainsi &#xe0; ces &#xe9;crits et oraux pour achever la licence. J’appris il y a peu que je
validais avec ma mention Bien, ratant la sup&#xe9;rieure pour quelques &#xe9;garements du
premier semestre. Mais qu’importe l’ann&#xe9;e s’ach&#xe8;ve, la licence avec et je me
pr&#xe9;pare donc maintenant &#xe0; d&#xe9;buter un m&#xe9;moire. Etrange de se dire que tout passa
si vite. De mon arriv&#xe9;e sur ces bancs &#xe0; la sortie vers la recherche je n’ai pas
vu le temps passer, d&#xe9;filant &#xe0; la vitesse d’un train lanc&#xe9; &#xe0; plein poumon.
Cependant loin de m’en contenter je me dis que le chemin vers l’arch&#xe9;ologie
sera encore long. Pour ce qu’il en est du sujet que je convoite je ferai bient&#xf4;t
un billet &#xe0; ce sujet. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’&#xe9;t&#xe9; passant, les fouilles font
de m&#xea;me. Ainsi suis-je all&#xe9; &#xe0; Etiolles pour une fouille riche sur un sol de
toute beaut&#xe9;. Le d&#xe9;crire ne vous &#xe9;veillerait sans doute pas grand plaisir mais
je puis vous dire que le spectacle &#xe9;tait plaisant pour un fouilleur. Foyer,
amas de d&#xe9;bitage laminaire, os, coquillage, le tout &#xe9;tait r&#xe9;unit pour notre
plus grand plaisir. Mais pour l’heure me voil&#xe0; en vacances &#xe0; Perpignan. Deux
ann&#xe9;es que je n’&#xe9;tais venu en famille et cela me fait assez &#xe9;trange. Nous ne
sommes plus dans la maison de mon enfance, les paysages ont chang&#xe9;, le temps a
pass&#xe9;, les gens ont disparu. Je suis heureux et m&#xe9;lancolique d’&#xea;tre ainsi en
ces lieux. A mon retour je retrouverai &#xe0; nouveau Etiolles pour encadrer cette
fois avant de me rendre &#xe0; Arancou et y fouiller, je l’esp&#xe8;re, de l’industrie
osseuse. C’est ainsi, &#xe0; l’ombre des palmiers que mon &#xe9;t&#xe9; se passe, loin des
tensions de la fac, des oppositions, mais pr&#xea;t &#xe0; &#xe9;lever la voix d&#xe8;s qu’il le
faudra. En parlant de voix je continue bien entendu le chant avec le chœur, et
j’esp&#xe8;re intensifier mon rythme l’an prochain par quelques cours, en plus du
th&#xe9;&#xe2;tre, de la clarinette … autant dire que l’ann&#xe9;e ne sera pas de tout repos.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour l’heure je m’en retourne &#xe0;
la piscine o&#xf9; le soleil semble s’&#xe9;veiller, lueur chaude et l&#xe9;chant les peaux
dans un souci de cuire tout ce qui croiserait son regard. Ici le temps passe
sans qu’on ne le lui demande et je me pr&#xe9;lasse entre deux r&#xe9;cits dans l’id&#xe9;e de
mon retour sur Paris. Cela ne me d&#xe9;prime pas comme certains, au contraire tout
cela me rapproche d’un rayon qu’il me tarde de retrouver. &lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 19 Jul 2009 09:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Une gr&#xe8;ve en musique ... </title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/03/15/12978271.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/03/15/12978271.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12978271/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2009/03/15/12978271.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 10&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 10&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\Julien\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A chaque billet que je d&#xe9;bute j’ai
l’impression de me battre contre la m&#xea;me id&#xe9;e : que de temps depuis le
dernier. En effet je publie moins que je ne le faisais par le pass&#xe9;, non pas
que je n’&#xe9;crive plus mais je ne prends plus ce faible temps qu’il faut pour
publier la chose. C’est ainsi que depuis l’investiture d’Obama je n’ai pas prit
le temps de faire savoir ce que je pensais de notre actualit&#xe9;. Pas la peine de
s’&#xe9;tendre, comme beaucoup je tiens mon piquet toute la semaine dans l’espoir de
voir une certaine Val&#xe9;rie plier face aux vents violents qui lui parviennent de
tout c&#xf4;t&#xe9;. Mais le temps passe et seules quelques branches commencent &#xe0;
craqueter, mais nous ne perdons pas espoir et la gr&#xe8;ve continue, non pas
entam&#xe9;e par l’indiff&#xe9;rence m&#xe9;diatique, bien au contraire. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi quoi de nouveau depuis
janvier ? Qu’ais je fait que je n’avais jusqu’alors os&#xe9; r&#xe9;aliser ?
Entre temps je me suis trouv&#xe9; une nouvelle amie, douce, moins belliqueuse que
la pr&#xe9;c&#xe9;dente, qui se laisse prendre en bouche en poussant un petit soupir d’excitation.
J’ai enfin os&#xe9; me mettre &#xe0; la clarinette, pire je prends des cours et je m’amuse
ainsi &#xe0; jouer d’un instrument dont je m’&#xe9;tais trop longtemps content&#xe9; de r&#xea;ver.
Pendant ce temps je continue &#xe0; chanter et il m’est m&#xea;me venu l’id&#xe9;e &#xe9;trange de
prendre des cours pour m’amuser plus encore avec ma voix qui n’est plus aussi
timide qu’elle ne l’&#xe9;tait &#xe0; son d&#xe9;but l’an denier. Ce d&#xe9;but d’ann&#xe9;e de gr&#xe8;ve
est donc assez musical, m&#xea;me tr&#xe8;s musical et je profite de ce temps offert pour
chantonner dans la fac, y mener clari de m&#xea;me une fois par semaine. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au d&#xe9;but du mois j’ai &#xe9;t&#xe9; voir
les Noces de Figaro au Th&#xe9;&#xe2;tre des Champs Elys&#xe9;es et je me suis r&#xe9;gal&#xe9; &#xe0; rire
devant ce bel op&#xe9;ra de notre glorieux mozart. Une partition bien moins magique
que celle de Don Giovanni mais une possibilit&#xe9; de mise en sc&#xe8;ne qui me donne
envie de prendre un stylo et d’en proposer une sc&#xe9;nographie. Mais passons, en
attendant je n’avance pas beaucoup &#xe0; l’universit&#xe9;, j’ai eu presque tous mes
r&#xe9;sultats et le semestre devrait se valider par lui-m&#xea;me quand la gr&#xe8;ve prendra
fin (en fin de second semestre ?). J’ai quelques contacts pour aller
&#xe9;tudier des collections en Gr&#xe8;ce pour mon master mais je me t&#xe2;te, j’ai encore
parl&#xe9; il y a peu avec des am&#xe9;ricains qui pourraient m’orienter pour bosser sur
du Pal&#xe9;o Indien alors je me perds, je ne sais plus trop quoi faire entre vieux
continent et nouveau monde j’avoue que mon cœur balance … et si je pouvais
combiner les deux ? Mais passons, je pense d&#xe9;j&#xe0; &#xe0; mon &#xe9;t&#xe9; qui devrait s’encrer
un long moment &#xe0; Etiolles pour y fouiller sans doute deux mois, la Syrie n’&#xe9;tant
plus qu’un lointain souvenir, faute de budget, faute de moyens … &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour le moment je m’en retourne &#xe0;
mes partitions et je vous dit &#xe0; tr&#xe8;s bient&#xf4;t, dans quelques heures, semaines,
mois ? Bient&#xf4;t un d&#xe9;part aux Etats-Unis qui devrait me pousser &#xe0; frotter
ma plume plus encore que par mon habitude, alors qui sait, ce blog va peut &#xea;tre
reprendre vie, si j’en ai le d&#xe9;sir et vous l’envie. &lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 15 Mar 2009 14:42:36 GMT</pubDate></item><item><title>La masse des imb&#xe9;ciles</title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/01/17/12119708.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2009/01/17/12119708.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12119708/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2009/01/17/12119708.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;La neige ne nous semble plus qu’un lointain souvenir, la pluie d&#xe9;j&#xe0; s’abat &#xe0; nouveau sur nos parterres gel&#xe9;s, sur nos toits fatigu&#xe9;s en ce petit matin. L’hiver est arriv&#xe9; sans pr&#xe9;venir, cristallisant en son silence les &#xe9;l&#xe9;ments qui survivaient dans les rues et sur les quais. Ma plume avait de m&#xea;me craquel&#xe9; sous l’effet de ce ph&#xe9;nom&#xe8;ne soudain et durable. Je n’ai pas grande excuse, je n’&#xe9;crivais pas vraiment ces derniers mois, sans trop savoir pourquoi, il me fallait sans doute &#xe0; nouveau l’envie de le faire pour de bonnes raisons et voil&#xe0; que ce d&#xe9;sir revient, aussi violent et encore plus impr&#xe9;visible que ce manteau blanc qui nous p&#xe9;trifia pendant des jours. Mais pourquoi &#xe9;crire encore en cette nouvelle ann&#xe9;e, quelle injustice pointer du doigt, que dire, qu’&#xe9;crire &#xe0; nouveau sous le son des violoncelles qui hurlent et pleurent en mon esprit. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Cela fera demain un an que ces violoncelles n’ont cess&#xe9; de hurler, certains savent pourquoi, beaucoup l’auront oubli&#xe9; mais je ne viens pas ici pour offrir une prose et renarrer les faits. Le temps passe, l’eau coule, le vent souffle sans pour autant emporter les souvenirs qui demeurent et aident &#xe0; penser la chose sous un jour meilleur et pourtant tout cela n’est pas &#xe9;vident. Tout me rappel &#xe0; ses souvenirs sans me laisser m’en d&#xe9;gager, mais pour m’armer je me rev&#xea;t d’un simple sourire, une pointe de folie qui ne laisse pas penser aux autres combien cela peut &#xea;tre difficile en ce mois d’hiver qui marque cette premi&#xe8;re ann&#xe9;e. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Mais que dire d’autre ? Je ne sais, sans doute m’emporter contre l’incapacit&#xe9; des gens &#xe0; pointer du doigt quelques probl&#xe8;mes qu’il faudrait relater. La stupidit&#xe9;, la l&#xe2;chet&#xe9; humaine qui laisse des sujets crever comme des chiens sur un bout de trottoir puant l’indiff&#xe9;rence et le m&#xe9;pris. Les premiers signes de condescendances pass&#xe9;s, la mort guette &#xe0; nouveau et les gens continuent de rendre leur dernier souffle en ces nuits froides sans logement. Cela me rappel un texte que j’ai &#xe9;crit il y a h&#xe9;las trop peu longtemps pour m’indigner de ces b&#xe9;n&#xe9;ficiaires dont j’apprenais le d&#xe9;c&#xe8;s comme certains apprennent leur gamme, h&#xe9;las trop de note en trop peu de temps.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&#xab;La neige ne tombe pas cette nuit. Le froid fige le pr&#xe9;sent. Les sapins se laissent bercer par un vent mordant qui &#xe9;crase les quelques herbes que le gel n’a pas encore grill&#xe9;. Seule la voix granuleuse d’un homme coupe ce silence glac&#xe9; ; roque, sourde, lourde. Une large capuche noire tombe sur le nez de Walter, cachant ses yeux, couvrant cette t&#xea;te que le temps avait vite agress&#xe9;. De fines l&#xe8;vres, tremblantes, semblent s’agiter pour offrir un mot &#xe9;touff&#xe9; avant m&#xea;me de na&#xee;tre, tu&#xe9; par le temps, rendu muet par le quotidien. Une respiration &#xe9;paisse, &#xe2;pre, fumante, bruyante, blanche, colore l’obscurit&#xe9; de ce matin d’hiver, plongeant ce visage fatigu&#xe9; dans un nuage &#xe9;pais et fugace. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce matin Walter reste muet, inconscient, cette nuit aura &#xe9;t&#xe9; sa derni&#xe8;re. Il n’est pas encore mort mais il ne bouge plus, inanim&#xe9; sur les marches de cette gare de banlieue. Il est bien connu Walter, c’est le SDF de la gare, tout le monde lui sourit le matin, lui parle d&#xe8;s fois, en tout cas tout le monde se dit r&#xe9;volt&#xe9; de le savoir dans la rue en cet hiver. Mais ce matin il ne tremble pas, il ne parle pas, il sera bient&#xf4;t rigide, ce n’est pas encore le cas mais pour le v&#xe9;rifier il faudrait le toucher. Or, il est peut &#xea;tre sale, un animal recroquevill&#xe9;, plein de puces, de tiques, de poux, de virus, de maladies affreuses qui pourraient nous emporter. Alors on ne le touche pas, on ne v&#xe9;rifie pas, on ne va pas emp&#xea;cher sa mort pour risquer la notre, ce serait un bon geste mais trop dangereux pour l’oser. On l’enjambe, il est dans ces marches on n’a pas trop le choix, le train arrive, l’&#xe9;cran le marque &#xe0; l’approche, on l’entend d&#xe9;j&#xe0;, il faut y aller, pas le temps de se pencher, de s’occuper de Walter. On l’enjambe, c’est plus simple, on monte dans le wagon, on oublie. Le lendemain il n’est plus l&#xe0;, on se rassure, quelqu’un a sans doute appel&#xe9; les urgences et on le verra bient&#xf4;t &#xe0; nouveau sur le banc. Mais non, Walter est mort hier matin, tu&#xe9; par l’indiff&#xe9;rence d’une masse press&#xe9;e, trop occup&#xe9;e &#xe0; s’indigner du retard d’un train.&#xbb;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Nous voil&#xe0; bien dans notre bon pr&#xe9;sent qui s’indigne mais laisse faire, qui s’alerte mais n’agit pas. Au fond cela est bien triste mais je pense qu’on doit s’y faire, apr&#xe8;s tout la masse des imb&#xe9;ciles semble bien s’en accommoder, je devrais peut &#xea;tre faire de m&#xea;me … ou pas. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 17 Jan 2009 09:54:44 GMT</pubDate></item><item><title>Qui a peur de l’arch&#xe9;ologie ?</title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/26/11518757.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/26/11518757.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11518757/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/26/11518757.html</guid><description>&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot; L’arch&#xe9;ologie participe de l’enchantement du monde. Par le contact brut qu’elle offre avec des objets enfouis et des civilisations disparues, elle redonne un sens &#xe0; notre histoire commune, elle nous resitue dans le pass&#xe9; et dans l’avenir. D’o&#xf9; le succ&#xe8;s, en France, des visites de chantiers arch&#xe9;ologiques, des expositions et des conf&#xe9;rences, ou encore des livres et des films qui racontent l’arch&#xe9;ologie. Pourtant, cet app&#xe9;tit de connaissances n’a longtemps rencontr&#xe9; qu’un profond d&#xe9;sint&#xe9;r&#xea;t de la part des responsables politiques, &#xe9;conomiques ou encore de l’audio-visuel. Durant les Trente Glorieuses et encore au-del&#xe0;, des dizaines de milliers de sites de toutes les &#xe9;poques de notre longue histoire – un million d’ann&#xe9;es – ont &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;truits &#xe0; jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;Peu &#xe0; peu, une arch&#xe9;ologie dite &#xab; de sauvetage &#xbb;, puis d&#xe9;sormais &#xab; pr&#xe9;ventive &#xbb;, s’est mise en place, gr&#xe2;ce &#xe0; l’acharnement d&#xe9;sint&#xe9;ress&#xe9; de la communaut&#xe9; scientifique. C’est ainsi qu’a pu &#xea;tre enfin vot&#xe9;e, en 2001, une loi sur l’arch&#xe9;ologie pr&#xe9;ventive, dans le sillage de la convention europ&#xe9;enne de Malte sur la pr&#xe9;servation du patrimoine arch&#xe9;ologique. Cette loi a cr&#xe9;&#xe9; un institut de recherche,&amp;nbsp; l’Institut national de recherches arch&#xe9;ologiques pr&#xe9;ventives (INRAP), qui compte aujourd’hui environ 2000 arch&#xe9;ologues, r&#xe9;partis dans toute la France et qui m&#xe8;nent chaque ann&#xe9;e plus de 2500 chantiers. Ses r&#xe9;sultats sont bien connus du public, par la presse r&#xe9;gionale comme par les grands m&#xe9;dias nationaux, ou encore par sa politique d’expositions, de colloques et de publications. L’INRAP est une institution d’un type nouveau dont le financement est assur&#xe9; par une taxe suivant le principe &#xab; pollueur payeur &#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;Pourtant, depuis six ann&#xe9;es qu’il existe, l’INRAP n’a cess&#xe9; d’affronter l’hostilit&#xe9;, d&#xe9;clar&#xe9;e ou larv&#xe9;e, d’une partie de la classe politique – ind&#xe9;pendamment des pr&#xe9;f&#xe9;rences partisanes – alors m&#xea;me que les grands am&#xe9;nageurs &#xe9;conomiques en ont pris leur parti, r&#xe9;percutant dans leurs prix les co&#xfb;ts de l’arch&#xe9;ologie et l’utilisant m&#xea;me au profit d’une image plus &#xab; &#xe9;thique &#xbb;. Cette hostilit&#xe9; s’est traduite par des questions parlementaires innombrables contestant le bien fond&#xe9; m&#xea;me de l’arch&#xe9;ologie, par des &#xab; audits &#xbb; &#xe0; r&#xe9;p&#xe9;tition quant aux &#xab; co&#xfb;ts &#xbb; des fouilles pr&#xe9;ventives (0,2 % du budget du BTP en France) et par des modifications de la loi. Le 20 octobre dernier, un amendement s&#xe9;natorial a encore &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;pos&#xe9; pour vider la loi d’une partie de son contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;On a cr&#xe9;&#xe9; de force en 2003, par conviction id&#xe9;ologique, un petit secteur d’arch&#xe9;ologie priv&#xe9;e. Or si la recherche priv&#xe9;e appliqu&#xe9;e est florissante l&#xe0; o&#xf9; les enjeux &#xe9;conomiques sont importants, ceux-ci sont &#xe9;videmment n&#xe9;gligeables en arch&#xe9;ologie, et cette privatisation partielle commence &#xe0; se traduire par une baisse de qualit&#xe9; scientifique – comme il avait &#xe9;t&#xe9; pr&#xe9;vu. En contradiction avec ces convictions lib&#xe9;rales, on limite autoritairement dans le m&#xea;me temps le nombre des agents de l’INRAP, alors m&#xea;me que les budgets existent, puisque ce sont les am&#xe9;nageurs qui les financent. Ainsi l’INRAP est constamment entrav&#xe9; dans son travail, ses d&#xe9;lais s’allongent, et les am&#xe9;nageurs s’en impatientent fort l&#xe9;gitimement. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;Comme si cela ne suffisait pas, le minist&#xe8;re de la Culture entend maintenant d&#xe9;localiser en province le si&#xe8;ge central de l’INRAP, au pr&#xe9;texte de compenser les effets de la nouvelle carte militaire. Dans un contexte aussi tendu, la d&#xe9;sorganisation totale de l’institut, avec les d&#xe9;parts aff&#xe9;rents, constituerait &#xe9;videmment un handicap majeur. Non seulement la conduite des fouilles et les d&#xe9;lais de r&#xe9;alisation en seraient fortement affect&#xe9;s, mais tout autant la production de connaissance, c’est-&#xe0;-dire la justification m&#xea;me de l’INRAP, avec les cons&#xe9;quences qu’on peut imaginer. Pour d&#xe9;placer une centaine d’emplois, on met en danger tout le dispositif encore en construction de l’arch&#xe9;ologie pr&#xe9;ventive en France : le rapport co&#xfb;t/profit est d&#xe9;sastreux. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;Il est &#xe9;tonnant de constater qu’il s’agit de la seule d&#xe9;localisation envisag&#xe9;e par le minist&#xe8;re de la Culture, qui dispose d’autres &#xe9;tablissements parisiens beaucoup plus anciens, qui n’ont pas &#xe0; g&#xe9;rer d’aussi pr&#xe8;s l’ensemble du territoire national et dont la d&#xe9;localisation ne menacerait pas l’&#xe9;quilibre. Pourquoi donc l’INRAP ? On ne saurait &#xe9;carter l’id&#xe9;e que le Minist&#xe8;re de la culture tol&#xe8;re mal l’existence d’un &#xe9;tablissement public autonome qui, comme le Centre National du Cin&#xe9;ma, tire ses ressources d’une taxe plus que de l’imp&#xf4;t. L’arch&#xe9;ologie&amp;nbsp; est par nature &#xe0; la fois un enjeu patrimonial et un enjeu scientifique. Le minist&#xe8;re de la Culture semble n’&#xea;tre sensible qu’&#xe0; cette dimension patrimoniale. Or l’arch&#xe9;ologie, comme toute autre science humaine, rel&#xe8;ve de la recherche&amp;nbsp; et cette dimension semble n&#xe9;glig&#xe9;e par les d&#xe9;cideurs culturels. En fragilisant l’INRAP le Minist&#xe8;re de la culture menace l’&#xe9;quilibre et le d&#xe9;veloppement de l’arch&#xe9;ologie en France.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;Face &#xe0; la crise et &#xe0; la mondialisation, l’Europe peine &#xe0; se trouver et les Etats nationaux ont du mal &#xe0; assumer leurs nouveaux r&#xf4;les. Le pass&#xe9; est pourtant un &#xe9;l&#xe9;ment central d’une culture citoyenne. L&#xe0; o&#xf9; il est prot&#xe9;g&#xe9; efficacement comme en Scandinavie les soci&#xe9;t&#xe9;s sont plus ouvertes et plus stables Par quel paradoxe ceux qui ont la charge de d&#xe9;fendre les vestiges en constante &#xe9;rosion de ce pass&#xe9; commun, s’emploient-ils &#xe0; d&#xe9;nigrer ou, au mieux, &#xe0; ignorer le travail inlassable des arch&#xe9;ologues et de l’arch&#xe9;ologie ? Faut-il rappeler une fois de plus la belle phrase de Montalembert, catholique lib&#xe9;ral et pair de France, qui s’en prenait au vandalisme de l’administration : &#xab; &lt;span style=&quot;COLOR: #000000;&quot;&gt;La m&#xe9;moire du pass&#xe9; ne devient importune que lorsque la conscience du pr&#xe9;sent est honteuse &#xbb; ? &amp;quot; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;Jean-Paul Demoule, professeur des universit&#xe9;s et ancien pr&#xe9;sident de l’&lt;span lang=&quot;en-US&quot;&gt;INRAP&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;Maurice Godelier, directeur d’&#xe9;tude &#xe0; l’EHESS et ancien directeur des sciences de l’Homme et de la Soci&#xe9;t&#xe9; au CNRS&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-RIGHT: -0.01cm;text-align: justify;&quot;&gt;Alain Schnapp, professeur des universit&#xe9;s et ancien directeur de l’Institut national d’histoire de l’art&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 26 Nov 2008 08:32:58 GMT</pubDate></item><item><title>Concerto pour violoncelle - Guillaume Connesson</title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/09/11296634.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/09/11296634.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11296634/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/09/11296634.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Tout comme une histoire savamment cont&#xe9;e, ce concerto pour violoncelle de Guillaume Connesson captive, nous plongeant tout &#xe0; tour dans la peur avant de nous laisser le temps d’esquisser un sourire. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;La tension est totale dans ce premier mouvement teint&#xe9; de chocs min&#xe9;raux violent qui pr&#xe9;figurent l’entr&#xe9;e th&#xe9;&#xe2;trale, d’une grande souffrance, du soliste annonc&#xe9;. Le violoncelle perce, hurle, se d&#xe9;chire en quelques notes avant de s’ouvrir dans une m&#xe9;lodie puissante se limitant &#xe0; l’intelligence d’une musique &#xe9;pur&#xe9;e de notes qui ne plonge pas dans un lyrisme dramatique for&#xe7;ant le pathos. Les attaques sont br&#xe8;ves mais perspicaces &#xe0; la mani&#xe8;re de ces &#xe9;l&#xe9;ments qui cr&#xe8;vent le ciel pour s’&#xe9;craser et ne laisser &#xe0; nos oreilles que le silence propice d’une nature d&#xe9;vast&#xe9;e offrant ce que le compositeur d&#xe9;finit comme &#xab; un paysage lunaire et asc&#xe9;tique &#xbb; dont la violence et les chocs offrent une image retenant le public dans une attente totale. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;L’acc&#xe9;l&#xe9;ration ouvrant sur le second mouvement, le chef s’agitant tandis que le soliste fait corps avec son instrument qui semble lui causer bien des souffrances, rendent plus que tout visible et non pas uniquement audible la tensions sous-jacente qui inonde la partition. Ce qui s’entrechoquait en min&#xe9;ralit&#xe9; se laisse aller &#xe0; un th&#xe8;me liquide englobant l’orchestre qui se laisse plonger jusque vers des fonds lourdement dramatique qui entra&#xee;nent le violoncelle &#xe0; exprimer sa crainte, celle de la tension dramatique qui le retenait dans le premier mouvement. La composition est savant alors que les &#xe9;l&#xe9;ments se r&#xe9;pondent, ce liquide impalpable ne nous ayant jamais sembl&#xe9; tant pr&#xe9;hensible qu’en ces instants rythm&#xe9;s &#xe0; souhait. Une pause se fait alors, un silence s’&#xe9;l&#xe8;ve. Le public sait que l’œuvre n’est pas achev&#xe9;e et, bien qu’expressif, attend le d&#xe9;nouement de ce conte d&#xe9;vastateur qui lui est pr&#xe9;sent&#xe9; dans un climat d’une tension palpable qui, quittant les instruments gagne un public haletant. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Le chef bondit, la seconde partie de l’œuvre d&#xe9;bute. La premi&#xe8;re note raisonnant on est comme sonn&#xe9; par le contraste saisissant qui nous est offert. Le troisi&#xe8;me mouvement s’engage dans une sorte d’Eden sublime, chantant, doux et paisible que Connesson appela &#xab; paradisiaque &#xbb; dans une logique totale. Les vents sifflent gaiement tandis que les percussions rythment la m&#xe9;lodie lumineuse offerte au violoncelle qui se laisse gagner par cette luminosit&#xe9; soudaine ponctu&#xe9;e d’un air &#xe0; la fra&#xee;cheur bienfaitrice. La &#xab; cadence &#xbb; du quatri&#xe8;me mouvement coupe nette avec le calme retrouv&#xe9;. Dans un dialogue int&#xe9;rieur perturb&#xe9;, le violoncelle, soutenu par les songes et les dires de l’orgue de verre, se laisse gagner par un pizzicati convulsionnel qui emporte le soliste, le gagnant tout comme une irritation profonde ponctu&#xe9;e, attaquant les cordes, arrachant les notes comme pour rappeler la tension premi&#xe8;re et centrale qui nourrit l’œuvre et dont le d&#xe9;nouement d&#xe9;coule entier. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;S’engage l’ultime mouvement, un rappel des &#xe9;v&#xe8;nements et des encha&#xee;nements qui rappelleront pour beaucoup certaines compositions de Malher ou de Chostakovitch, soutenu par une joie soudaine et festive, celle d’une belle composition men&#xe9;e &#xe0; sa fin dans une danse folle qui offre aux visage tendus la joie d’un sourire finale. L’œuvre pr&#xe9;sent&#xe9;e nous transporta, luttant contre un temps que l’on ne vit passer. Quand la musique tue le temps nous avons &#xe0; faire &#xe0; un bonheur d&#xe9;licat. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 09 Nov 2008 18:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>Avons nous v&#xe9;cu un moment historique?</title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/09/11294776.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/09/11294776.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11294776/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/09/11294776.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Verdana;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Il existe quelques rares instants ou l’homme pense, en toute conscience &#xe0; tort ou non, vivre un moment historique. Le 11 Septembre 2001 fut v&#xe9;cu comme l’entr&#xe9;e fracassante et tragique de l’homme dans le XXIe si&#xe8;cle, ce 5 Novembre 2008 (qui sera suivit du 20 Janvier 2009) peut &#xea;tre pens&#xe9; comme un tournant majeur dans notre histoire contemporaine, date qui prendra sans nul doute place dans les manuels scolaires et m&#xe9;ritera une fine analyse dans les ann&#xe9;es &#xe0; venir par les &#xe9;conomistes, historiens et sociologues. Je ne sais h&#xe9;las ce que l’on peut attendre de la victoire d&#xe9;mocrate et je ne me risquerai pas &#xe0; donner une analyse, n’ayant pas les donn&#xe9;es et les armes pour me risquer &#xe0; un tel exercice de style. Alors que la carte &#xe9;lectorale bascule ne nous leurrons pas &#xe0; penser un avenir brillant, et faisons preuve de pr&#xe9;cautions quant &#xe0; l’id&#xe9;e que nous pourrions avoir d’un syst&#xe8;me politique que je pense trop diff&#xe9;rent pour que l’on se plonge dedans sans mieux se documenter et comprendre ce dernier.&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Verdana;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Verdana;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Ce dont on peut rendre compte, cependant, sans mal c’est l’&#xe9;tat dans lequel Obama trouvera le bureau ovale le 20 janvier prochain. Une Am&#xe9;rique diminu&#xe9;e au centre d’une crise financi&#xe8;re&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;internationale. Un pays encore trop pr&#xe9;sent sur les sols militaris&#xe9;s, point sur lequel il faudra se montrer prudent quant au retrait des troupes qui, bien qu’il doive se faire, ne pourra &#xe9;clater de mani&#xe8;re trop brutale et trop soudaine. Il faudra r&#xe9;former les rouages d’une politique jug&#xe9;e trop capitaliste et pas assez socialiste, bien que ce terme effraie plus encore que la gangr&#xe8;ne les foyers am&#xe9;ricains. La retraite, la s&#xe9;curit&#xe9; sociale, les assurances, les pr&#xea;ts, l’&#xe9;cologie … ce pays semble en pleine construction tant le travail &#xe0; entreprendre semble colossal. Mais si le d&#xe9;sormais c&#xe9;l&#xe8;bre &#xab; Yes we can ! &#xbb; est mis en pratique, alors l’on devrait observer une mutation qui devrait entra&#xee;ner une r&#xe9;volution du climat international. Pour une fois l’histoire semble pr&#xe9;senter une once d’espoir apr&#xe8;s la pr&#xe9;sidence jug&#xe9;e d&#xe9;sastreuse de Bush junior. Mais devons nous vraiment attendre des changements radicaux ? &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Verdana;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Verdana;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;En r&#xe9;alit&#xe9;, h&#xe9;las, la seule chose qui soit &#xe0; craindre demeure l’extr&#xe9;misme ambiant du nouveau monde. Dans un pays ou l’abstinence, ou encore le cr&#xe9;ationnisme sont encore enseign&#xe9;s dans les &#xe9;coles. A l’heure ou dans trop d’&#xe9;tats le port de l’arme est r&#xe9;glement&#xe9; et accept&#xe9;. Dans une &#xe8;re ou la violence, les massacres en milieu universitaire ne sont que des faits divers. L&#xe0; o&#xf9; personne ne semble avoir honte de prendre part &#xe0; la ligue blanche et de le revendiquer, je crois que le danger premier, plus encore que le terrorisme ext&#xe9;rieur demeure l’extr&#xe9;misme int&#xe9;rieur. Mettre fin &#xe0; tout cela ne sera li&#xe9; que &#xe0; quelques d&#xe9;cisions mais Obama en aura-t-il la force et trouvera t il le soutien au S&#xe9;nat ou &#xe0; la Chambre ? Si le candidat &#xe9;lu parvient au bureau ovale, car la r&#xe9;side un autre probl&#xe8;me avec les menaces qui p&#xe8;sent &#xe0; son &#xe9;gard, esp&#xe9;rons que sa politique sera vraiment r&#xe9;volutionnaire. A l’heure ou beaucoup pensent que le pr&#xe9;sident conna&#xee;tra un destin tragique, alors que bien des am&#xe9;ricains me disaient il y a quelques mois &#xab; il sera tu&#xe9;, cela est triste mais l’Am&#xe9;rique est comme cela &#xbb;, gageons que l’histoire soit impr&#xe9;visible et que personne ne puisse l’&#xe9;crire par avance. Messieurs les biographes, ne r&#xe9;digez pas trop t&#xf4;t le dernier paragraphe de la vie d’un pr&#xe9;sident qui a bien &#xe0; faire. A bon entendeur ! &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 09 Nov 2008 15:59:17 GMT</pubDate></item><item><title>Cette nuit j&apos;ai observ&#xe9; l&apos;histoire</title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/05/11238891.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/05/11238891.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11238891/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/05/11238891.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/87/04/170010/32107933.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;2794458013_fd76785498&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/87/04/170010/32107933_p.jpg&quot; width=&quot;292&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/34/91/170010/32119387.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;255&quot; alt=&quot;45&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/34/91/170010/32119387_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 05 Nov 2008 04:09:00 GMT</pubDate></item><item><title>Yes we can (or not?)</title><dc:creator>jukun</dc:creator><link>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/04/11294276.html</link><comments>http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/04/11294276.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://jukun.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11294276/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://jukun.canalblog.com/archives/2008/11/04/11294276.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Si Bush disait, sans modestie, &#xab; nous sommes bon &#xbb;, il y a de cela quelques ann&#xe9;es, force est de constater que l’Am&#xe9;rique qu’il prit en main a bien chang&#xe9;, connaissant une v&#xe9;ritable mutation, oserais-je dire r&#xe9;volution, l’on constate le passage d’une Am&#xe9;rique emplie de certitudes qui, endeuill&#xe9;e par le 11 Septembre 2001, se trouve &#xe0; ce jour &#xe9;branl&#xe9;e dans une chasse aux chim&#xe8;res qui l’a d&#xe9;truisit. Karl Rove n’aura sans doute pas la joie de voir sa couleur politique se perp&#xe9;tuer, tout comme il en a d&#xe9;j&#xe0; bien conscience. Si le New York Times juge la pr&#xe9;sidence de Bush comme la pire de l’histoire am&#xe9;ricaine, ce n’est pas pour rien. En pas moins de deux mandats, c’est une Am&#xe9;rique &#xe0; l’&#xe9;conomie branlante, en pleine crise sociale et politique que Bush laissera &#xe0; son successeur quel que soit ce dernier. Entre crise du Subprime et crise &#xe9;conomique, l’Am&#xe9;rique est &#xe0; ce jour sous els projecteurs d’un monde retenant son souffle et qui serait pr&#xea;t, s’il le pouvait, &#xe0; voter ce jour. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;L’Am&#xe9;rique n’aura sans doute jamais &#xe9;t&#xe9; autant divis&#xe9;e politiquement et donc id&#xe9;ologiquement. La guerre fatigue ces patriotes qui, comme leurs lointains cousins europ&#xe9;ens, ne croient plus aux discours bien r&#xe9;dig&#xe9;s que r&#xe9;citent leurs politiques. Mais attention, contrairement &#xe0; nous, cela ne remet aucunement en question le sentiment patriotique virulent qui les habite. Dans un pays qui ne trouve comme opposition &#xe0; Obama que quelques &#xe9;l&#xe9;ments futiles, le renouveau semble pouvoir faire face. Quand on dit que Obama est musulman, bien qu’il ne le soit pas plus que Joe the Plumber, ou encore que ce dernier nourrit une id&#xe9;e marxiste profonde, l’opposition semble branlante et avoir bien peu d’armes id&#xe9;ologiques. C’est cette absence formelle d’id&#xe9;es &#xe0; opposer qui permit au candidat &#xab; noir &#xbb; de r&#xe9;aliser une v&#xe9;ritable ascension dans l’&#xe9;chelle politique am&#xe9;ricaine. Mais ne jugeons pas, notre opposition n’est pas plus intelligente au fond. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Maintenant que dire quant &#xe0; l’avenir de l’Am&#xe9;rique ? Que peut on esp&#xe9;rer pour que ce pays se rel&#xe8;ve et cesse de s’enliser dans ce bourbier profond dans lequel il entra&#xee;ne le monde entier ? Je ne pense pas que la r&#xe9;ponse soit imm&#xe9;diate mais gageons que l’Am&#xe9;rique saura changer de cap et naviguer autrement dans les prochaines ann&#xe9;es. Le vote ne sera qu’un premier pas en avant qui pr&#xe9;c&#xe8;dera une r&#xe9;volution, une r&#xe9;forme violente des rouages de ce pays qui ont l’&#xe2;ge de la politique en cours. Voyons maintenant si les am&#xe9;ricains feront preuve de ce d&#xe9;sir de changement. Affaire &#xe0; suivre … &lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 04 Nov 2008 22:00:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>