Jukun blog

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31 juillet 2008

USA : De Moscou à Binghamton

Le voyage fut fatigant, mon voisin, un russe de quelques années plus âgé que moi, ne me  laissa que peu de répit et m’empêcha tout repos me réveillant quand il désirait parler quelque peu. Ne comprenant pas pourquoi je refusais de boire avec lui il tenta de percer le mystère de ce voisin non alcoolique, ce qui demeure inexplicable selon lui. Me présentant sa famille, des grands parents jusqu’aux cousins éloignés (c’est en ce moment précis que je maudit la personne qui inventa le numérique), il m’expliquait dans un anglais médiocre ponctué d’accent russe, ce qui le rendait incompréhensible, la vie russe sur les côtes de la mer noire. Ne pouvant plus faire d’efforts il finit par me parler uniquement en russe, persuadé que je le comprenais, mais rassurez vous si je ne comprenais pas le fond, je comprenais la forme sans grand mal. Il me présenta enfin toutes les villes russes qui faisaient la grandeur de son pays jusqu’à me faire une explication de la monnaie russe, dont une pièce se trouva dans ma poche en gage d’amitié.

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Arrivé à Philadelphie, il était déjà l’heure pour nous de nous coucher mais cette longue journée ne devait pas se finir ainsi, nous devions ainsi patienter une heure dans l’attente de l’arrivée de notre bus qui se trouvait en réalité à deux cent mètres du point de rendez vous. Nous avons cependant contemplé avec toujours le même étonnement cette démesure américaine dont nous parlons tant, que ce soit les voitures, l’aéroport, la ville, les routes, les panneaux même, tout nous semble plus grand en ce lieu. Les heures de car passant, nous arrivons enfin à Binghamton où m’attendent James et, surprise, une americaine d'il y a deux ans que j’eu bien du mal à reconnaître si ce n’est par son sourire qui lui n’avait pas changé du tout malgré les quatre ans et quelques mois qui nous séparaient l’un de l’autre. Le temps de faire quelques accolades, car ici –et je l’avais oublié- on ne fait pas la bise, ce qui étonna la maman de James quand je la lui fit (mais il l’avait prévenu). Nous avons alors rejoins sa maison, située dans une sorte de « no mens land », croisant sur la route biches et renards égarés ainsi que nombre d’animaux que je m’étonnais de voir si prêt. Toute la famille attendait mon arrivée, la petite sœur semblait timide du haut de ses cinq ans mais je remarquais vite que de tous c’était celle qui me parlait le plus ouvertement et le plus rapidement (trop d’ailleurs). Le frère de James et sa sœur tentèrent de me parler mais l’heure matinale pour moi, la fatigue, le voyage rendirent mon anglais pâteux ce qui me désola. Mais je pu parler avec le père qui parle un anglais très clair et est réellement impressionnant par la droiture dont il semble faire preuve. Le temps d’avaler un plat, je file dans le lit pour une nuit qui je le sais sera quelque peu difficile, sans compter sur ma grand-mère qui (n’ayant jamais compris l’histoire des fuseaux horaires) m’appelait dès le matin, alors qu’il n’était ici que 3h00 … une nuit très courte donc. 

Dès 6h00 je tournais dans mon lit ne sachant quoi faire, n’osant me lever, je patientais donc jusqu’à ce que j’entendis la petite Isabella se lever alors qu’il était déjà 9h00. Le père nous prépara un breakfast sublime, omelette, bacon, muffin, pain et beurre. Cela peut sembler quelque peu écoeurant à certains mais pour ma part j’aime assez, rassurez vous je n’ai suite à cela pas mangé le midi attendant le soir pour me rassasier. C’est aussi l’intérêt de manger quand on le désire, c’est que l’on peut sauter des repas (car ici il y en a plus que trois) sans vexer personne et sans que cela ne se remarque, il suffit d’ouvrir le frigo pour se servir à boire. Le père me demanda dès le matin si j’avais une arme et si j’aimais tirer, de toute évidence je vais pouvoir le faire ici avec lui si je le désire, c’est un chasseur et il aime faire partager sa passion, mais avant de reparler de cela avec je veux éclaircir un autre point : utilisent ils souvent le kayak qui se trouve dans le jardin ? Pour le moment nous passons le reste de la matinée dans la piscine, jouant aux cartes entre deux baignades. Cela fait nous marchons pour une longue promenade qui me permit de découvrir le paysage alentour, la faune, même si nous ne croisâmes pas l’ours qui se montre assez souvent en ce moment (autant dire que j’espère le croiser avant mon départ). Nous retournons à la piscine et l’après midi passa ainsi avec le plus grand plaisir, à discuter avec les sœurs de James qui sont vraiment adorable, d’ailleurs Isabella semble m’avoir déjà intégré à la famille m’offrant des câlins tout comme aux autres membres qui la constitue.   

Le meilleur ami de James est venu nous chercher en fin d’après midi (pour le nom je vous dirai cela quand je le reverrai car pour l’instant je me concentre plus sur les sujets de conversation que sur la compréhension des noms et surnoms qu’ils se donnent). Il vint ainsi nous chercher et nous nous rendîmes au starbuck cofee pour y boire un verre avec deux de ses amies. Là Erika nous retrouva et je dois dire avec plaisir que le groupe s’entendit bien avec ce qui assure que je passe du temps avec durant ces deux semaines. Ils parlent de tout, de rien, d’ordinateur, d’orientation, de prix des études (le moment pour moi de les faire saliver avec l’université), leur niveau de français, Paris, Bush … et le temps de comprendre je n’ai que rarement le temps de parler, surtout quand les conversations se chevauchent mais au moins je comprends et cela me va, je ne suis pas trop perdu, heureusement car au rythme que cela prend je ne pense pas voir beaucoup les français durant ces deux semaines. Au bout de plus d’une heure de discussions nous nous rendons, sans les amies de James, au cinéma pour y voir Hancock (j’avais le choix avec Wanted mais je connaissais mieux l’histoire du premier que du second ce qui orienta mon choix). J’ai pu rire aux blagues, suivre ce film au langage très basique et donc très agréable pour un étranger qui doit suivre sans sous titre. Je réussis même à m’interposer dans la discussion de James et Erika pendant le film, preuve que je commence à suivre les conversations de mieux en mieux. Le film passe, les pops corn noyé dans le beurre sont consommés et alors que nous sortons nous filons tous au Taco Bell. Quelle joie de retrouver l’unique fast food qui ait grâce à mes yeux dans ce monde sinistre. Je mange avec plaisir, nous laissons alors Erika pour rentrer, mais je suis invité à des soirées avec et nous voyons déjà quand nous revoir tous ensemble. Décidément je suis très heureux d’avoir rencontré ces américains, c’est une bonne chose dans ma vie, de bonnes amitiés riches en échanges et en apprentissage. Mais il est déjà 23h00, ce n’est pas tard si ce n’est que cela fait 48h00 que je ne dors presque pas, alors la fatigue m’emporte et je me laisse aller vers ma chambre après avoir discuté avec les sœurs.

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Pendant que j’écris ces quelques lignes je dois expliquer que la petite sœur de James se tient prêt de moi me donnant des conseils pour ma survie, et me disant tout en chantant combien Julien est un nom féminin (un nom français comme lui rétorque son frère). Elle m’explique comment ne pas avoir trop chaud, comment zapper, mettre un dvd, dormir et éviter que le chien ne me morde trop (d’ailleurs mon bras gauche en saigne déjà, et la main droite ainsi que les jambes … il faudrait que je prenne tout cela en photo pour vous en donner une preuve). Mais pour l’heure après lui avoir dit bonne nuit elle me laisse, cessant un temps de parler (elle parle si vite), et me laissant le temps de me reposer. Je ne dis pas que je posterai chaque jour un billet mais je ferai part tant que je le pourrai, et selon le rythme des évènements, de ce qui se passe aux états unis.

Posté par jukun à 19:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


USA : La démesure américaine

La démesure n’est pas un mythe, elle est omniprésente, partie intégrante du paysage et de la vie de tout bon américain. Des routes sans fin, parsemées de fast food, au temps qui varie plus vite qu’un mouvement passant d’un soleil divin, d’une chaleur étouffante à un orage sublime et un froid tout relatif. Ce que je vais vous offrir ces prochaines semaines c’est la vision, souvent étonnée d’un petit français qui, laissé à lui-même dans la grandeur des états unis, expliquera avec étonnement, comme il en serait pour un enfant, ce qu’il contemple et apprécie au rythme des journées.

Mais avant toute chose je dois expliquer comment je me trouvais propulsé en l’état de New York. J’ai par le passé été dans cet état pour un échange scolaire, accueillant deux ans après des jeunes du même lieu je sympathisais de plus en plus avec les enseignants responsables aux états unis. Pas de nouvelles le temps aidant et passant, quand tout à coup, en décembre, j’eu un mail venant de ce pays situé de l’autre côté de l’océan, le proposant de guider le nouveau groupe dans Paris avec à la clef un aller retour tous frais payés. Ma réponse ne se fit pas attendre et j’acceptais alors assez vite la proposition. J’ai ainsi mené dans la capitale pendant deux semaines un groupe américain d’une trentaine de personnes, parfois plus selon le programme. J’étais loin d’imaginer combien cela pouvait se révéler fatigant et stressant mais si on me le propose, et cela a déjà été fait, je recommencerai sans mal. C’est ainsi que je me suis retrouvé en ce lieu magique, perdu dans le nord américain à mi chemin entre Niagara et New York City. Mais vous ayant expliqué la cause de ma venue je dois maintenant vous faire partager ces deux semaines que je vais vivre, en espérant que le récit ne vous lassera pas et que vos questions seront nombreuses. 

Posté par jukun à 18:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2008

I'm lost

Perdu dans le nord est americain c'est avec grand mal que je me connecte et que je redige ces quelques lignes. Vous aurez donc mon recit des mon retour pour parler du powwow, de new york, washington et de cet echange.

Je passe parfois sur canalblog qui fonctionne mieu que ma boite mail alors n'hesitez pas a laisser un mot en profitant de vos claviers qui sont moins compliques que ce dernier.

Posté par jukun à 04:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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